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Harel veut moins d'élus à Montréal

Faut-il réduire le nombre d’élus à Montréal pour notamment faire des économies? Le parti de Louise Harel, Vision Montréal, croit que oui. L’administration Tremblay répond que non.

Alors que le conseil municipal doit se prononcer sur la reconduction, jusqu’en 2017, du cadre électoral actuel, la chef de l’opposition officielle demande un débat public sur la question.

Depuis 2005, le nombre d’élus est passé de 70 à 103. «Une augmentation de 40% dont l’effet pervers a été de créer d’importants écarts de représentativité», a déclaré Mme Harel, qui note que l’arrondissement de l’Île-Bizard–Sainte-Geneviève dispose d’un conseiller de ville par 13 150 électeurs, alors que dans celui de Rosemont–La Petite-Patrie, l’ordre de grandeur est de un conseiller pour 24 200 électeurs.

Mme Harel croit aussi que dans un contexte de compressions budgétaires, la Ville devrait prendre l’exemple de Québec qui a réduit son nombre d’arrondissements de huit à six et son nombre d’élus municipaux de 37 à 27.

Le leader de la majorité à l’Hôtel de Ville, Marvin Rotrand, n’a pas tardé à réagir : «Malgré les trois refus des Montréalais d’endosser sa vision lors des élections de 2001, 2005 et 2009, elle revient toujours au même débat, get a life!» Avoir moins d’élus ne signifie pas forcément faire plus d’économies, selon M. Rotrand qui cite les villes de Toronto ou de Winnipeg. Là-bas, les budgets de recherche de chaque élu sont beaucoup plus importants qu’à Montréal pour compenser leur plus faible nombre.

Il souligne aussi que dans bien des villes comme Longueuil, Sherbrooke ou Saguenay, Lyon Copenhague ou Stockholm, le nombre d’élus par habitant est beaucoup plus important.

S’il fallait revoir le cadre électoral actuel, les arrondissements nouvellement fusionnés comme Anjou, Saint-Léonard, Outremont pourraient perdre un certain nombre d’élus voir même être fusionnés à d’autres arrondissements. Or ils sont tous détenus par des élus apprtenant au parti du maire Tremblay qui ne veut pas se tirer dans le pied en modifiant le cadre électoral, note un observateur de la scène politique interrogé à ce sujet.

C’est au ministère des Affaires municipale que revient la responsabilité finale de décider du cadre électoral des municipalités québécoises.

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