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Aéroports de Montréal ne veut pas d'un centre de compostage

Aéroports de Montréal (ADM) ne veut pas d’un centre de compostage sur ses terrains. En fait, l’administration aéroportuaire n’en veut pas à moins de 8 km de ses pistes en raison de la hausse de la population d’oiseaux que pourrait entraîner la présence d’un tel centre et du risque que cela pourrait représenter pour la sécurité des passagers.

ADM a rappelé que Transport Canada a déjà soutenu que la présence d’un trop grand nombre d’oiseaux à proximité des aéroports pouvait engendrer des risques de collisions entre les avions et les animaux. En Amérique du Nord, les coûts associés aux dommages causés par ce genre de collisions sont évalués à plus de 500 M$ par année, selon les données citées par Radio-Canada.

Devant le refus d’ADM de céder  un des ses terrains, qui appartiennent à la Couronne, il semble que la Ville de Montréal devra trouver une alternative, les terrains de l’aéroport ne pouvant être expropriés.

L’Opposition officielle à la Ville n’a pas tardé à réclamer le respect de l’équité territoriale dans le dossier des installations de traitement des matières organiques.

«Quand on sait que le plan proposé par la Ville de Montréal prévoit déjà que l’Est de Montréal accueille deux des cinq infrastructures – une usine de biométhanisation d’une capacité de 60 000 tonnes par année et un centre de prétraitement d’une capacité de 25 000 tonnes par année –, il faut demeurer vigilant afin que cette partie de l’île de Montréal ne soit pas la seule à accueillir des installations », a déclaré la conseillère de la Pointe-aux-Prairies, Caroline Bourgeois.

La conseillère de Vision Montréal a rappelé que l’Est de Montréal abrite déjà 23 % des entreprises privées et publiques liées à la gestion des matières résiduelles.

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