La pauvreté trop peu débattue dans la campagne électorale
Les enjeux touchant la pauvreté sont très peu débattus dans la campagne électorale montréalaise, déplore la Coalition On vote contre la pauvreté.
Une centaine de ses membres ont marché jeudi matin jusqu’à l’hôtel de ville de Montréal, où ils ont rencontré le maire Laurent Blanchard. Ils lui ont remis la liste de leurs revendications pour que le premier magistrat les transmette à son successeur.
La Coalition On vote contre la pauvreté réclame notamment un tarif social dans les transports en commun, l’abrogation du règlement P-6 et des engagements concrets en ce qui concerne le logement social.
Seul Marcel Côté avance des objectifs concrets, soit 15 000 logements sociaux construits d’ici 5 ans, a noté la porte-parole de la coalition, Marie-Josée Corriveau.
Un débat était organisé la semaine dernière par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) sur le droit au logement, mais aucun des candidats à la mairie n’a accepté d’y participer.
«Ils auraient dû débattre parce qu’il se dit bien des choses inadéquates sur la question du logement depuis le début de la campagne», a dit Mme Corriveau.
Elle a rapporté que Richard Bergeron, de Projet Montréal, est l’unique candidat qui a accepté de rencontrer le FRAPRU pour entendre ses revendications.