La nomination du futur inspecteur général crée des remous
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, craint que la nomination du futur inspecteur général ne se fasse derrière des portes closes.
M. Bergeron a modérément apprécié, mardi, l’annonce faite par le maire Denis Coderre que l’Escouade de protection de l’intégrité municipale (EPIM) sera dorénavant rattachée à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) pilotée par la Sûreté du Québec.
«En campagne, Denis Coderre avait promis plusieurs mesures pour renforcer l’autonomie de Montréal dans la lutte contre la corruption et la collusion. Avec l’annonce de mardi, nous avons de la difficulté à comprendre où il s’en va», a déclaré mercredi M. Bergeron. Il demande à Denis Coderre de rectifier le tir concernant l’annonce du futur inspecteur général.
Dans ce dossier, une annonce doit être faite vendredi. Projet Montréal recommande notamment que sa nomination soit validée par les 2/3 des élus. Une proposition que semblait accepter M. Coderre, qui avait toutefois demandé à Projet Montréal de retirer sa motion, lors du dernier conseil municipal, le temps qu’il fasse avancer le dossier.
«On a été bon joueur, mais les signaux qu’on reçoit désormais, c’est que cela se négocie entre le bureau du maire et celui du ministère des Affaires municipales… Il faut que le nom du futur inspecteur général soit connu et que cela soit débattu», ont ajouté coup sur coup Marc-André Gadoury et François Limoges, deux élus de Projet Montréal.
Tout en se faisant rassurant, le maire Coderre a préféré ne pas commenter le dossier pour l’instant.