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Des opposants à la charte s’expriment à Montréal

À l’invitation de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), des opposants à la charte des valeurs se sont retrouvés à Montréal, dimanche avant-midi, afin d’échanger sur cet enjeu épineux.

Une centaine de personnes s’étaient inscrites en vue de cette tribune qui a pris la forme d’un brunch.

D’entrée de jeu, la présidente de la FFQ, Alexa Conradi, a qualifié la charte des valeurs de «mur pour cacher les vraies choses dont on devrait parler, comme les hôpitaux et l’économie».

Quelques participantes voilées ont fait état des propos haineux qu’elles ont reçus depuis le dévoilement du projet de charte des valeurs. «Je suis au Québec depuis 37 ans. Je vis dans un «quartier pure laine» et les Québécois m’ont accueillie à bras ouverts à mon arrivée. Depuis que la charte existe, on me dit de retourner chez moi», a déploré une participante d’origine marocaine.

Une autre participante, enseignante aux adultes auprès des nouveaux arrivants, a quant à elle fait valoir l’importance de faire refléter la diversité culturelle de Montréal au sein du choix des éducateurs de la métropole. «Il faut que les enfants soient favorables à la diversité ethnique», a-t-elle poursuivi.

Le «climat de peur créé par la charte» a également fait partie des discussions. Une femme de Montréal, présente à ce rassemblement, a notamment critiqué qu’«une apparence non-blanche donne maintenant automatiquement l’impression de venir d’ailleurs». «On devrait aller en région pour expliquer notre position», a-t-elle ajouté.

La présidente de la FFQ estime que ce n’était pas un luxe d’organiser un pareil événement.

Elle précise que ceux qui n’endossent pas la position péquiste dans ce dossier ont trop souvent tendance à se sentir ostracisés lorsqu’ils prennent la parole.

Mme Conradi soutient que les opposants ont bien besoin d’être appuyés, car ils ont été la cible de «plusieurs expressions de préjugés et d’intolérance».

Dans le passé, la FFQ s’est clairement positionnée contre la charte des valeurs. Alexa Conradi estime qu’elle «introduit une forme de discrimination à l’égard des femmes, particulièrement des musulmanes» et qu’elle est susceptible d’engendrer des «sentiments d’injustice et d’exclusion» créant ainsi un «terreau fertile pour l’intolérance».

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