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Marois favorable au recouvrement de l’autoroute Ville-Marie

Photo: Yves Provencher/Métro
Martin Ouellet/La Presse Canadienne - Avec Métro

Au cours de son entretien d’une quarantaine de minutes avec Pauline Marois, dimanche, le maire de Montréal Denis Coderre a fait part de ses attentes envers le prochain gouvernement. La chef du PQ a, entre autres, exprimé son ouverture pour le recouvrement d’un tronçon de 125 mètres entre les rues Hôtel-de-Ville et Sanguinet.

«Il faut faire l’évaluation plus systématique, est-ce que c’est 40M$? Est-ce que c’est 100M$? Faisons l’évaluation, mais j’accueille très favorablement le fait qu’on puisse sectionner le projet et en réaliser une première phase qui serait ce recouvrement de 125 mètres et qui permettrait, je crois, une meilleure circulation entre le coeur de la ville et le Vieux-Montréal», a-t-elle dit.

En février dernier, le maire Coderre avait reconnu que Québec avait de grandes réticences à financer le projet de recouvrement. «On est capable de se parler avec Québec, j’ai le droit d’y croire et je ne vais pas abdiquer», avait-il fait valoir. Au cabinet du ministre des Affaires municipales et des Transports, Sylvain Gaudreault, on avait fait savoir à l’époque que le recouvrement de l’autoroute «n’est pas dans les cartons. Les coûts qui y seraient associés sont trop élevés dans le contexte actuel», avait indiqué l’attaché de presse Yann Langlais-Plante, faisant référence au montant de 1,1G$ avancé par une étude de faisabilité dont La Presse avait fait mention l’été précédent.

Rappelons que le maire de Montréal, Denis Coderre, a confié, le 23 février dernier, au chef de l’opposition officielle, Richard Bergeron, le mandat de recouvrir une partie de l’autoroute Ville-Marie à temps pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal, en 2017.

Durant l’entretien, M. Coderre a réitéré sa volonté d’obtenir un statut particulier pour la métropole, entre autres en matière de fiscalité et de financement. Les échanges ont aussi porté sur le développement social, la lutte à l’itinérance, l’intégration des immigrants.

Le dossier controversé de l’interdiction des signes religieux chez les employés du secteur public n’a pas été abordé. Le maire Coderre, qui s’oppose avec énergie au projet de charte des valeurs du Parti québécois, n’a pas cru bon inscrire la question à l’ordre du jour de la rencontre.

«Vous connaissez ma position, la première ministre connaît ma position sur la charte alors on n’a pas eu besoin d’en discuter (…) Nous sommes en campagne électorale et les Québécois et les Montréalais vont juger et prendront position (sur cet enjeu)», a dit M. Coderre.

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