Les scientifiques de la Ville de Montréal rencontrent le président du comité exécutif
Le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), qui représente 430 professionnels scientifiques de la Ville de Montréal, dont 400 ingénieurs, rencontrera jeudi le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, dans ce qu’il qualifie de «rencontre de la dernière chance».
En pourparlers avec la Ville depuis quatre ans, le syndicat espère enfin convenir d’une nouvelle convention collective. Sept revendications ont été mises de l’avant afin de parvenir à une entente.
Parmi les priorités du SPSPEM figure l’instauration d’une échelle salariale qui reconnaît la contribution des scientifiques expérimentés et qui pourra prévenir leur départ au profit du secteur privé.
«Nous nourrissons de grandes attentes à l’endroit de la rencontre de jeudi avec Pierre Desrochers, a déclaré André Émond, président du SPSPEM. Nos demandes sont réfléchies, conformes aux réalités du marché et respectent les contraintes budgétaires de la Ville de Montréal. Si la Ville souhaite réellement se sortir de sa position de vulnérabilité face aux fournisseurs de services et reprendre le contrôle de ses projets d’infrastructure, elle n’aura d’autre choix que de miser sur la rétention de son personnel qualifié.»
Le SPSPEM a déposé, le 30 avril, un mémoire à la commission Charbonneau afin de «suggérer des pistes de solutions concrètes pour rétablir un système de saine gestion des projets à la Ville de Montréal». Selon lui, le départ de dizaines de scientifiques a rendu la Ville plus vulnérable devant les entrepreneurs et les firmes de génie-conseil.