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Plus de 98000 Montréalais du secteur public en grève les 16 et 17 novembre

Photo: Chantal Levesque/Métro

À la suite du rejet des nouvelles offres salariales du gouvernement, quelque 98 000 Montréalais œuvrant dans le secteur public débraieront lundi et mardi prochains.

À Montréal, toutes les commissions scolaires seront touchées, alors que les professionnels et le personnel de soutien seront en grève. Tous les établissements de santé de la métropole seront aussi concernés par la grève tournante, selon le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).
La démarche s’inscrit dans la campagne de grèves tournantes organisées partout au Québec par le SISP, qui regroupe plusieurs syndicats du secteur public. En tout, 400 000 Québécois seront en grève entre le 9 et le 17 novembre. Les régions du Québec feront la grève à tour de rôle.

Vous pouvez cliquer ici pour consulter la liste des établissements qui seront en grève.

Vendredi dernier, le SISP rejetait du revers de la main l’offre de Québec, qui promettait une augmentation de 3% sur les 5 prochaines années, soit un gel salarial l’année prochaine et la cinquième année, et trois années d’augmentation de 1%.

La porte-parole du SISP et présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a fait savoir à Métro que cette offre était essentiellement la même que la précédente, puisque ce n’est que le calendrier des augmentations et non le pourcentage qui a été revu. «C’est quatre trente sous pour un dollar, a-t-elle laissé tomber. Persister à nous faire une offre sur cinq ans, avec deux années de gel, et 1% par année – écoutez, ça ne couvre même pas l’augmentation du coût de la vie.»

Elle a fait savoir que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s’attend, lui, à ce que les employeurs du secteur privé accordent des augmentations de 2,5% à 2,8% à leurs employés. Elle a aussi mentionné que l’Institut de statistique du Québec évaluait à 8,4% le retard salarial des employés du secteur public sur les employés du secteur privé.

Malgré ce dernier rejet, Mme Chabot reste confiante qu’une entente pourra être conclue avec Québec. «La grève, on ne fait pas ça parce que ça nous tente. On espère toujours pouvoir réévaluer et obtenir une entente, explique-t-elle. Le gouvernement n’a pas fermé la porte, ce n’est pas une offre finale et globale. Ça veut dire qu’il y a encore une marge de manœuvre, et on entend mettre de la pression à la table de négociation.»

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