Une coalition pour protéger davantage les centres-villes
À l’approche des élections québécoises de 2026, une large coalition d’acteurs nationaux et locaux de partout au Québec demande au prochain gouvernement de mieux appuyer le développement des centres-villes. Cette demande s’appuie sur un tout nouveau sondage Léger dévoilé le 25 mai 2026, qui révèle que 86% des Québécoises et Québécois réclament une intervention gouvernementale pour revitaliser les cœurs de villes et villages.
Ce n’est pas la première fois que Léger sonde l’intérêt pour la protection des centres-villes. Ce résultat représente une hausse de près de 20 points de pourcentage en l’espace de six ans.
Une large coalition regroupant des acteurs nationaux et locaux issus de toutes les régions du Québec interpelle donc les partis politiques pour leur demander de prendre des engagements clairs avant le scrutin de 2026. La coalition réclame non seulement l’adoption d’une stratégie nationale dédiée aux cœurs de collectivités, mais aussi la mise en place d’un plan d’action concret qui permettrait de traduire cet engagement en mesures tangibles sur le terrain.
Améliorer le financement
Ils ont diffusé une lettre commune lundi où ils demandent 10 actions au prochain gouvernement. En plus d’un meilleur financement pour la revitalisation des centres-villes, ils demandent de l’aide pour la gestion des problèmes liés à l’itinérance et augmenter la part de logements sociaux sur leurs territoires.
Les signataires réclament aussi une modernisation de la fiscalité municipale. Il y a deux semaines, un rapport accablant démontrait que le modèle financier actuel des municipalités ne leur permettra pas d’assurer le maintien de leurs infrastructures à long terme.
«Il est essentiel et possible de préserver, partout sur le territoire, les cœurs de villes et de villages, qui nous distinguent comme communautés et soutiennent notre vitalité. Nous appelons le prochain gouvernement à se porter garant de leur avenir durable, en allant au-delà des mesures ponctuelles et des investissements sporadiques. Il faut adopter une stratégie nationale pour les cœurs de villes et villages, pour les petites, moyennes, et grandes municipalités», déclarent les 35 signataires de la lettre.
Parmi les signataires, on compte les maires et mairesses de municipalités comme Saint-Jérôme, Saint-Lambert et Rimouski, ainsi que des représentants d’organismes comme Rues principales, Vivre en ville, les société de développement commercial des boulevards Monk et Jean-Talon Est, et plusieurs autres.
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