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Pouvoirs des arrondissements: Dorais ouvert à une révision

Photo: Archives TC Media

Le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest et chef de Coalition Montréal, Benoit Dorais, est ouvert à une révision des pouvoirs des arrondissements. «Mais il faut s’assurer de ne pas en faire des coquilles vides», prévient-il.

Il a réagi au projet de loi confirmant le statut de métropole pour Montréal préparé par l’administration Coderre; un projet qu’elle voudrait voir adopter par le gouvernement Couillard.

Dans ce projet, les arrondissements perdent la plupart des pouvoirs qu’ils ont obtenus en 2003 avec l’adoption du projet de loi 33 modifiait la Charte de la Ville.

Ils ne pourraient plus embaucher leur directeur général et prendre les décisions relatives à l’engagement et au congédiement des fonctionnaires.

Ils perdraient la capacité de créer des services et d’en nommer les directeurs. Le pouvoir de fixer la rémunération et l’allocation des conseillers d’arrondissement ainsi que la rémunération additionnelle relative à tout poste particulier occupé par un membre du conseil leur serait également retiré.

Les pouvoirs de négociation de conventions collectives leur échapperaient aussi.

«Ce que nous voulons, c’est plus de cohérence. Ce n’est pas d’opposer la ville-centre et les arrondissements», a fait savoir le maire Denis Coderre par voie de communiqué en précisant qu’il ne commentera pas le dossier dans la sphère publique.

Pas de consultation
Les conseillers de la ville n’ont pas été consultés pour l’élaboration de ce projet, déplore M. Dorais. Coalition Montréal demandera la tenue d’une assemblée plénière lors de la séance du conseil municipal du 25 janvier «pour savoir ce qui a été demandé au gouvernement», annonce-t-il.

Benoit Dorais rappelle que Coalition Montréal souhaite que la ville soit plus cohérente et efficace dans les services qu’elle rend aux Montréalais. «Notre position n’est pas le statu quo. Il faut réformer la Ville de Montréal, revoir sa gouvernance. Mais ce n’est pas en faisant des conseils d’arrondissement des coquilles vides qu’on va y arriver», estime M. Dorais.

Il imagine mal comment les élus d’un arrondissement pourraient être redevables aux citoyens si à peu près tous les pouvoirs leur étaient retirés.

Pour lui, de toute façon, les parties intéressées pourront se faire entendre en commission parlementaire sur tout projet de loi qui sera présenté. «En définitive, le pouvoir ultime sera celui de l’Assemblée nationale», rappelle Benoit Dorais.

Le gouvernement du Québec a confirmé au printemps 2014 qu’il visait la création d’un statut particulier pour Montréal. Ce statut serait confirmé dans un projet de loi qui devrait être déposé au printemps.

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