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Un train électrique de 67 km pour la métropole

Un train électrique de 67 km pour la métropole
Photo by: François Lemieux/TC Media

Montréal sera doté, d’ici 2021, d’un nouveau Réseau électrique métropolitain (REM). Le projet de train de 5,5 milliards de dollars en partance de Brossard, sur la Rive-Sud, reliera l’aéroport Montréal-Trudeau, Sainte-Anne-de-Bellevue ainsi que Deux-Montagnes.

Le système léger sur rail (SLR) entièrement automatisé et électrique annoncé vendredi matin par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), inclura 24 stations. Le train sera en service 20 heures par jour, tous les jours dès 5h.

«Nous entrons dans une nouvelle ère du transport collectif. C’est un projet qui cadre parfaitement avec l’un des plus importants chantiers du Québec de demain: l’électrification des transports», affirme le maire de Montréal, Denis Coderre.

Le REM représente la plus grande infrastructure intégrée en transport public depuis le métro de Montréal, inauguré en 1966. À terme, il s’agira du troisième réseau de transport automatisé au monde après Dubaï (80 km) et Vancouver (68 km), tout juste avant celui de Singapour (65 km).

Le début des travaux est prévu pour le printemps 2017. Près de 7500 emplois seront créés par année pendant les quatre ans de construction. Les retombées sont évaluées 3 G$. Plus de 1000 emplois permanents seront générés à la suite de la mise en service.

Les premières rames devraient entrer en service vers la fin de 2020. L’achalandage est estimé à 65 000 passages par jour dès l’ouverture.

Moteur économique
La CDPQ fournira un montant de 3 milliards de dollars et espère que Québec et Ottawa feront leur part pour combler le financement.

«Ce n’est pas une subvention: c’est une façon pour eux de faire un investissement dans lequel ils auront accès à la plus-value après un certain niveau de rendement minimum pour la Caisse», indique le président-directeur général, Michael Sabia.

Selon lui, le REM entraînera des investissements privés en immobilier le long du tracé de l’ordre de 5 milliards de dollars.

«Le SLR sera une locomotive puissante du développement économique soutient le PDG. Le réseau va relier les quartiers qui sont au cœur de l’activité économique de Montréal, tels que le Technoparc ou le Quartier DIX30. Il va faciliter les déplacements de personnes et indirectement des marchandises, ce qui va rendre la région métropolitaine plus concurrentielle».

En plus de réduire les pertes économiques liées à la congestion routière, estimées à 1,4 G$, la CDPQ prévoit une diminution de 16 800 tonnes de gaz à effet de serre.

Le projet sera soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à la fin de l’été.

D’autres détails suivront.

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