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Lancement de l’enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées : ce qu’il faut savoir

Le gouvernement fédéral devrait lancer demain l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, qui avait été annoncée en décembre dernier. Résumé de ce qu’il faut savoir.

À quoi sattendre?

D’après un document préliminaire diffusé par le réseau APTN, cette enquête devrait porter sur les causes systémiques de la violence contre les femmes autochtones. Les commissaires de l’Enquête devront faire des recommandations quant aux mesures à prendre afin d’éliminer les causes de cette violence. Ils ne pourront toutefois pas «formuler de conclusion ou de recommandation sur la responsabilité civile ou criminelle de quelque personne ou organisme que ce soit» et ils devront «remplir leurs fonctions de manière à ce que la conduite de l’Enquête ne nuise pas à des enquêtes criminelles ou à des instances pénales en cours».

Cinq commissaires seraient désignés. Selon Le Devoir, Michèle Audette, ex-présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada serait nommée.

Dix-huit rencontres, tenues à travers le pays entre décembre 2015 et février 2016, ont permis de définir les paramètres de l’enquête. Elles ont réuni des familles et des proches des victimes avec des représentants gouvernementaux, de même que des travailleurs en santé communautaire et des aînés.

À savoir

Selon le gouvernement fédéral, les femmes autochtones représentent 16 % des femmes assassinées au pays entre 1980 et 2012. Elles ne constituent toutefois que 4 % de la population féminine du pays.

  • En 2004, Amnistie Internationale publiait un rapport intitulé On a volé la vie de nos sœurs. Discrimination et violence contre les femmes autochtones.
  • En 2014, la Gendarmerie Royale du Canada rapportait que 1 017 femmes autochtones avaient été victimes d’homicide entre 1980 et 2012, et que 164 autres étaient portées disparues.
  • Le 22 octobre 2015, l’émission Enquête, à Radio-Canada, diffusait un reportage dans lequel des femmes autochtones de Val d’Or dénonçaient l’intimidation, les abus de pouvoir et les sévices sexuels dont elles étaient victimes de la part de policiers de la Sûreté du Québec (SQ). Le lendemain de la diffusion de ce reportage, Lise Thériault, alors ministre de la Sécurité publique, avait annoncé que l’enquête sur ces policiers serait confiée au Service de police de Montréal (SPVM). Les huit policiers visés avaient en outre été visés par un «retrait administratif».
  • Le 15 février 2016, la ministre des Affaires autochtones Carolyn Bennett avait affirmé que «bien plus de 1 200» femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues, contrairement aux chiffres avancés par la GRC en 2014. La ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu, avait plutôt évoqué le lendemain le chiffre de 4 000 victimes.

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