La parole à Patrick Bourgeois
Dans La Nébuleuse, Patrick Bourgeois signe un pamphlet où il décortique les gens aux méthodes parfois douteuses qui gravitent autour du premier ministre, Jean Charest.
La nébuleuse Charest, c’est quoi?
C’est un système façonné par les politiciens et qu’ils contrôlent tellement qu’on ne peut pas apprendre grand-chose. Il y a les magouilleurs de l’ombre, qui se servent des politiciens pour faire avancer leurs projets. Charest est au carrefour des grands constructeurs de politiciens que sont Paul Desmarais (Power Corpo-ration) et la famille conservatrice dont Brian Mulroney est le chef de file. Ça lui permet de bénéficier d’une pléthore d’appuis, à qui il faut renvoyer l’ascenseur.
M. Charest vivrait-il au-dessus de ses moyens?
Quand j’enquêtais, deux résidences luxueuses avec un salaire de premier ministre, ça ne fonctionnait pas. Depuis la sortie de l’affaire, en 2006, M. Charest a dû admettre qu’il touchait un salaire secret de 75 000 $ par an depuis 10 ans de la part du Parti libéral. Dans ce dossier-là, et dans d’autres, ça sent le conflit d’intérêts.
Entre vous et M. Charest, ce n’est pas le grand amour!
Aucunement. Dès le départ, dans mon livre, je le dis : je déteste cet homme-là. Je travaille avec des documents officiels, mais c’est sûr qu’il y a aussi une analyse très engagée politiquement, à la limite du hargneux.