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Liste noire du télémarketing: les textos n'en feront pas partie

À partir du 30 septembre, en composant le 1 866 580-3625, les citoyens pourront s’enregistrer sur une liste de numéros exclus qui leur permettra d’éviter les sollicitations téléphoniques non voulues venant des sociétés de télémarketing.

Si les numéros de cellulaires et de télécopieurs font partie de la liste (avec les numéros de téléphone), ce ne sera pas le cas des textos que certaines compagnies de téléphonie cellulaire facturent pourtant 15 ¢ à leurs abonnés.

«Les textos, ça rentre dans la catégorie des courriels», explique Denis Carmel, porte-parole du CRTC, l’organisme public à l’origine de cette loi. Or, le marketing de courriels par consentement fera partie des options à envisager pour solliciter des clients potentiels, selon Guy Manuel, président du secteur des produits et services marketing de Transcontinental.

38 % des ménages dès la première année

«Aux États-Unis plus de 60 millions de consommateurs (38,2 % des ménages) se sont inscrits à un registre similaire instauré en 2003 […] Aujourd’hui, quelque 145 millions de numéros figurent dans ce registre», peut-on lire sur le site de l’entreprise.

Pour les sociétés de télémarketing les moins prêtes, le coup risque d’être dur. Tout d’abord, elles devront s’abonner à la fameuse liste des numéros exclus pour éviter de contacter des citoyens qui ne veulent pas l’être. Cette liste coûtera jusqu’à 11 280 $ par an pour couvrir tout le territoire. Et les amendes pour les entreprises qui ne respecteraient pas les règles iront jusqu’à 15 000 $.

«On n’interprète pas les textes de la même façon, ça va être une bagarre juridique», s’exclame Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs. Il pense que si les fax peuvent faire partie de la liste des numéros exclus, il devrait en être autant pour les messages texte par cellulaire. «D’autant plus, dit-il, que certaines compagnies (Bell et Telus) facturent 15 ¢ par message reçu.»

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