Les syndicats font front commun
Plusieurs centrales syndicales, dont le SISP, la CSN et la FTQ, qui regroupent 475 000 des 540 000 travailleurs du secteur public et parapublic du Québec, ont annoncé hier qu’elles feront front commun pour la prochaine ronde de négociations.
«J’invite le gouvernement à quitter son attitude unilatérale et autoritaire, porteuse d’affrontement, qui s’est toujours avérée improductive», a affirmé Claudette Carbonneau, présidente de la CSN. Les syndicats n’ont toujours pas digéré l’affront de 2005, année où le gouvernement Charest avait abruptement mis fin aux négociations en adoptant une loi spéciale qui avait fixé les conditions de travail.
Les syndicats ont harmonisé leurs demandes quant aux salaires, avec comme proposition une augmentation de 11,25 % sur trois ans, aux régimes de retraite, aux disparités régionales et aux droits parentaux. «Si nous arrivons unis à la table de n��gociations, nous avons de bonnes chances de remporter une juste part du gâteau», a déclaré Michel Arsenault, président de la FTQ. Ils tenteront par des négociations anticipées d’en arriver à un accord dès le premier jour des pourparlers avec le gouvernement. «Nous ne voulons pas seulement nous donner des chances, mais toutes les chances», a renchéri Claudette Carbonneau.
Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se sont également entendus sur une entente de non-maraudage. Cette dernière empêchera le changement d’allégeance syndicale jusqu’à la fin de l’accord.
Un même front commun s’était produit en 1972, année où les syndicats s’étaient unis contre le gouvernement de Robert Bourrassa. Les trois chefs des groupes syndicaux s’étaient alors retrouvés en prison.
Le Front commun prendra fin le 31 mars 2010.