Le bilan 2007 des GES est peu reluisant pour les conservateurs
Alors que quelque 500 millions de personnes dans le monde célébraient le Jour de la Terre hier, le gouvernement canadien publiait en douce son bilan peu reluisant des émissions de gaz à effet de serre pour l’année 2007.
Ce rapport est loin d’être réjouissant pour les environnementalistes. En effet, le bilan indique que les émissions de GES ont bondi de 4,4 % en 2007 par rapport à 2006. Cette augmentation sépare donc le Canada d’un peu plus de 33 % du niveau cible établi pour le pays aux termes du protocole de Kyoto.
«Ce bilan est tout simplement catastrophique, a affirmé à Métro Steven Guilbeault, porte-parole d’Équiterre. C’est sous les conservateurs qu’on a atteint les niveaux les plus importants d’émissions de GES.»
La fluctuation des émissions s’explique principalement par les changements dans les ressources utilisées pour produire l’électricité, dont le charbon, qui a gagné du terrain à certains endroits. Cette hausse est aussi en grande partie attribuable aux secteurs pétrolier et gazier, dont les émissions ont explosé de 38 % en un an, souligne M. Guilbeault.
La faute des citoyens?
«On doit constater un échec des politiques publiques fédérales à donner écho à une prise de conscience environnementale de la population», affirme Steven Guilbeault, qui précise toutefois que le Québec a mieux réussi dans ce dossier.
Mais l’environnementaliste ne veut pas faire porter tout le blâme aux citoyens, ces derniers ayant une capacité d’action restreinte.
Le cas des déchets est un exemple flagrant : alors que le recyclage est une pratique de plus en plus répandue, les émissions de GES attribuables aux déchets ont augmenté de 13 % depuis 1990. Explication : la quantité de déchets de consommation, comme les emballages, a augmenté considérablement.