L'immobilier ne se porte pas si mal
L’accès à la propriété s’est amélioré au Québec, malgré le ralentissement économique qui touche le Canada depuis plusieurs mois.
C’est ce que suggèrent les résultats de Recherche économique RBC pour l’année 2008. «Le Québec semble faire un atterrissage en douceur, comparativement à d’autres provinces comme l’Alberta, où la situation est plutôt dramatique», affirme Robert Hogue, économiste principal chez RBC.
Selon l’étude, le taux d’accessibilité à la propriété au Québec est l’un des meilleurs au pays. Ce qui signifie que le pourcentage de salaire qu’un ménage consacre en moyenne aux coûts reliés à l’achat d’une demeure est plus faible qu’ailleurs.
La stabilité, ou, dans certains cas, la faible baisse du prix des demeures expliquent en grande partie pourquoi le marché immobilier du Québec résiste aussi bien au ralentissement économique. La baisse des taux hypothécaires ainsi que les revenus plus élevés des ménages sont aussi des raisons importantes de cette résistance.
Tendance à la baisse à l’horizon
Même si ces statistiques sur l’année 2008 sont positives pour la province, M. Hogue admet qu’au cours des premiers mois de 2009, une tendance baissière a été observée. «L’effet de la récession commence à jouer sur la conscience des gens. Ils sont plus réticents à faire le saut dans l’immobilier», déclare-t-il.
Chez RBC, on s’attend à une amélioration à partir de la fin de l’été 2009.