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Des femmes autochtones en mal d'hébergement

Noémie Debot-Ducloyer - Métro

L’Association des femmes autochtones du Québec a dénoncé hier le manque criant de maisons d’accueil pour les femmes violentées dans les réserves.

«Les femmes sont souvent victimes de violence dans les communautés isolées, a affirmé Ellen Gabriel, présidente de l’Association, à Métro.  Elles restent avec leur mari, car souvent elles manquent de moyens matériels et financiers pour se rendre dans les foyers d’hébergement.»

Ces maisons d’accueil sont essentielles si les mères et leurs enfants veulent échapper aux violences conjugales, fait-on valoir. Et pourtant, on n’en dénombre que cinq dans les réserves, pour pas moins de 58 communautés.

Dans la réserve ou hors de la réserve?
Certaines femmes habitant les réserves se rendent dans des foyers d’hébergement loin de chez elles. Une démarche difficile car souvent, elles ne parlent ni français, ni anglais. «Dans les maisons hors des réserves, nous accueillons parfois des Inuits ou des amérindiennes», confirme Louise Riendeau, coordonnatrice des dossiers politiques au Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale.

La clé du problème? «Un meilleur financement pour les foyers dans les communautés», répond Ellen Gabriel. Selon l’Association, beaucoup moins d’argent serait alloué par les gouvernements aux maisons d’accueil dans les réserves.

«Les problèmes de logement touchent en priorité les minorités et les exclus, dénonce Béatrice Vaugrante, directrice d’Amnistie internationale, section francophone canadienne. Le droit à l’hébergement devient une urgence nationale dans un pays riche comme le nôtre.»

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