L'union fait la force
Métro a demandé à la directrice des communications de l’organisme CARE Canada, Andrea Lanthier-Seymour, de témoigner de son expérience dans le cadre d’un programme qui vient en aide à des femmes kényanes.
Il y a quatre ans, lors de mon premier séjour au Kenya pour CARE Canada, j’ai rencontré Caroline. Caroline et deux douzaines de ses amis m’ont accueillie à bras ouverts, en chantant des chansons vivantes. Malgré l’accueil enthousiaste qu’elle m’a réservé, cette démonstration publique de joie n’était pas familière à Caroline. Moins de deux ans auparavant, elle avait honte de se promener dans les rues poussiéreuses de son petit village. Obligée d’emprunter de l’argent pour nourrir ses enfants, elle était considérée comme une mendiante et un fardeau.
Elle était seule. nLorsqu’elle a décidé de se joindre à un collectif d’épargne et de prêts de CARE pour les femmes, Caroline a découvert qu’elle n’était pas seule. Elle faisait maintenant partie d’un grand projet. Toutes les deux semaines, chaque femme de la coopérative mettait un dollar dans une cagnotte d’épargne. En quelques semaines, il y a eu assez de fonds pour qu’elles commencent à emprunter de l’argent et à investir dans l’éducation, une entreprise à domicile ou une ferme. Toutes les deux semaines, la cagnotte grossissait et décuplait leurs possibilités.
L’investissement de Caroline
Caroline a investi dans sa petite entreprise à domicile. Elle est devenue un pilier de sa communauté. Elle a eu les moyens d’envoyer ses enfants à l’école. «Maintenant, c’est moi qui prête de l’argent à mes voisins», m’a-t-elle dit, avec une fierté indomptable dans le regard. Grâce à ce groupe de femmes, elle a réalisé son plein potentiel.
En discutant avec Caroline dans ce village éloigné, j’ai soudainement compris la force des femmes qui m’entouraient. Ce qu’elles ont surmonté dépasse tout ce que j’ai pu accomplir. Individuellement, elles avaient beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Ensemble, elles étaient plus fortes, tout comme leurs communautés.
Seule parmi d’autres
Les Canadiens, hommes et femmes, peuvent tirer des enseignements de l’expérience de ces femmes. Avant, j’avais souvent l’impression que, seule, je ne pouvais pas faire de différence. Un voyage autour du monde m’a fait comprendre que j’étais plus qu’une personne seule: j’étais une personne seule parmi d’autres.
À l’occasion de la Journée internationale de la femme, je vous mets au défi de suivre l’exemple de Caroline, c’est-à-dire de vous mobiliser pour enrichir nos vies et nos collectivités. Comment? Rien de plus simple! Rendez-vous à votre centre de ressources communautaires pour connaître les besoins criants des femmes et des filles, qui représentent encore 70 % de la population pauvre de la planète. Explorez des sites web qui offrent des occasions de bénévolat, comme ceux de Charity Village et de Béné-voles Canada.
Adhérez à votre association communautaire, devenez une Grande SÅ“ur ou formez un groupe pour collecter des fonds au nom d’organisations qui aident les femmes et les filles à se prendre en charge. Et joignez-vous à un collectif mondial qui a à cÅ“ur le changement.