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Lafleur acquitté par la Cour d'appel du Québec

Guy Lafleur a été acquitté par la Cour d’appel du Québec, mardi, d’avoir
livré des témoignages contradictoires lors des audiences de remise en
liberté de son fils Mark, il y a trois ans.

Le 1er mai 2009, la Cour du Québec avait trouvé l’ancienne grande
vedette du Canadien de Montréal coupable d’avoir volontairement induit
le tribunal en erreur. Le mois suivant, elle le condamnait à une
sentence suspendue.

L’avocat de Guy Lafleur, Louis Belleau, a communiqué mardi à son célèbre
client la décision de la Cour d’appel. Le procureur rapporte que
M.Lafleur est enchanté, rappelant qu’il était demeuré amer de son
expérience avec le système judiciaire. Selon l’avocat Belleau, la
décision unanime des trois juges de la Cour d’appel réconcilie son
client avec la justice canadienne.

M.Belleau estime que la Cour d’appel a conclu que les témoignages de son
client n’avaient pas été contradictoires et que Guy Lafleur n’avait pas
eu l’intention de tromper la Cour du Québec car il ignorait que son
fils avait à rester à la maison lors de la remise en liberté de ce
dernier.

Le 19 septembre 2007, M.Lafleur avait d’abord affirmé au tribunal que
son fils était toujours rentré au domicile familial afin de respecter un
couvre-feu mais il avait dû admettre un peu plus tard qu’il était allé
reconduire deux fois son fils dans un hôtel de Pointe-Claire afin qu’il
puisse passer quelques moments intimes avec sa copine.

La décision de la Cour du Québec avait laissé M.Lafleur avec un dossier
criminel. L’accusation portée contre lui était punissable d’un maximum
de 14 ans de détention mais le juge Claude Parent l’avait plutôt
condamné à une sentence suspendue d’un an, moyennant quelques conditions
mineures. Il devait aussi s’acquitter d’un don de 10 000 $ à un centre
de lutte contre la toxicomanie ainsi que d’une amende de 100 $.

Puisque la décision des juges d’appel est unanime, Louis Belleau ne
s’attend pas à ce que la Couronne soumette le dossier à la Cour suprême
du Canada mais si elle devait le faire, il doute que le plus haut
tribunal accepte de revoir la cause.

Guy Lafleur, qui aura 59 ans le mois prochain, n’a pu être rejoint, mardi matin, pour commenter la décision lui étant favorable.

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