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Manque d'argent pour la recherche sur le VIH

Un groupe de médecins montréalais engagés dans la lutte contre le VIH-sida ont rappelé l’importance de la prévention et ont réclamé que les fonds dédiés à la recherche et à la prévention du VIH au Québec soient doublés. «La prévention, c’est à refaire continuellement.

Il faut toujours répéter, répéter, répéter, a insisté lundi le président de la clinique l’Actuel, Réjean Thomas, à la veille de l’ouverture de la Conférence internationale sur le sida, qui se tiendra la semaine prochaine à Vienne.

Bon an mal an, depuis deux décennies, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) consacre environ 2,2 M$ à la recherche et 3,3 M$ à la prévention du VIH. Le co-directeur du Réseau Sida/Maladies infectieuses, le Dr Mark Wainberg, a qualifié de «catastrophique» la possibilité que les budgets continuent d’être plafonnés et que cela mette en péril les avancées accomplies au cours des dernières décennies, tant pour ce qui de la prévention que de la recherche.

Au bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, on indique que 27 M$ sont investis dans la prévention des infections transmises sexuellement, ce qui inclut le VIH. «On aimerait en faire plus, mais il faut faire des choix et utiliser de façon optimale les ressources», a dit l’attachée de presse du ministre, Karine Rivard.

Les hommes homosexuels font partie des populations les plus à risque. Un sur huit est infecté par le VIH, selon les données du MSSS, et cette proportion tend à augmenter. Seulement 13% du budget dédié à la prévention vise à les sensibiliser. Les usagers de drogues injectables recueillent pour leur part 44% de cette enveloppe. Dans leur cas, des améliorations ont été notées. 

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