La CLASSE veut faire partie de la négociation
La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) exige de faire partie des discussions sur la gestion des universités. «Comment la ministre ose-t-elle exclure du dialogue l’organisation principale de la grève étudiante?» a dénoncé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, lors d’une conférence de presse, lundi à Montréal.
La CLASSE s’est dite prête lundi à être, au même titre que les autres organisations étudiantes, partie prenante de la commission sur la gestion des universités annoncée par la ministre Beauchamp dimanche. «Nous sommes ouverts au dialogue et nous avons une foule de mesures concrètes à proposer afin de remettre nos universités sur la bonne voie», a affirmé Jeanne Reynolds, porte-parole de l’organisation.
Pour le moment, Line Beauchamp se dit prête à parler de la gestion des universités avec la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), mais refuse de convier la CLASSE à cette discussion. La ministre leur reproche de ne pas avoir dénoncé le saccage de son bureau, survenu vendredi dernier.
En tournée à Laval pour promouvoir le Plan Nord, le premier ministre Charest s’est lui aussi opposé à la présence de la CLASSE autour de la table de négociation. «La CLASSE prend des positions extrêmes dans le débat et refuse de condamner les actes de violence des derniers jours», a déclaré le premier ministre.
«Nous nous dissocions de ce genre d’actions qui sont totalement étrangères à nos moyens d’action, a commenté M. Nadeau-Dubois. Il y a assez de tribunaux au Québec pour que les associations ne soient pas là pour juger.»
Par ailleurs, les porte-paroles du mouvement ont tenu a rappeler le pacte qu’ils avaient conclu avec la FECQ et la FEUQ afin d’exclure la possibilité d’une discussion si les trois organisations n’y étaient pas conviées. «Notre mouvement doit rester uni dans le processus de négociation et nous en appelons à la solidarité des autres organisations», a insisté Gabriel Nadeau-Dubois.
Du coté de la FECQ, si Léo Bureau-Blouin, son président, déplore pour le moment l’absence d’invitation lancée par la ministre à la CLASSE, il affirme tout de même qu’il est impossible de rater l’occasion de parler avec Line Beauchamp.
Quant à la FEUQ, elle réaffirme que la présence de toutes les organisations est une exigence absolue pour la tenue de négociations. Pour autant, ses membres se concertent tout de même afin de décider ou non de participer à la commission si la CLASSE s’en retrouve exclue.
Les recteurs réagissent
La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a réagit lundi, dans un communiqué, à l’annonce de dimanche de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. Les recteurs reconnaissent qu’il est nécessaire que les universités rendent compte de leur gestion.