L'Impériale vise les États-Unis et non l'Asie
CALGARY – Le chef de la direction du plus important exploitant de sables bitumineux a affirmé mercredi que son entreprise n’avait pas l’intention pour le moment d’expédier son pétrole en Asie en passant par la côte ouest du Canada.
Bruce March, de la Pétrolière Impériale (TSX:IMO), a indiqué que la pétrolière n’avait pas conclu d’entente pour expédier son pétrole par l’entremise de l’oléoduc Northern Gateway que souhaite construire Enbridge, ou de l’oléoduc Trans Mountain que veut prolonger Kinder Morgan.
Selon lui, les États-Unis auront besoin de l’or noir canadien pendant encore des décennies, et les raffineries du golfe du Mexique ont été rénovées pour traiter le pétrole brut lourd comme celui produit à partir des sables bitumineux.
M. March a déclaré que, à son avis, le controversé projet Keystone XL de TransCanada serait approuvé après l’élection présidentielle américaine en novembre, et que d’autres oléoducs seraient aussi construits pour transporter le pétrole vers le golfe du Mexique.
L’oléoduc Northern Gateway, dont le point d’arrivée serait le port de Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique, fait présentement l’objet d’un processus d’évaluation environnementale qui ne devrait pas se terminer avant la fin de 2013.
Des groupes autochtones s’opposent vivement au projet parce qu’ils craignent qu’un éventuel déversement ne ruine l’écosystème local.
L’oléoduc Trans Mountain transporte actuellement du pétrole vers la région du Lower Mainland, en Colombie-Britannique. Certains craignent que son prolongement n’augmente le nombre de pétroliers dans la région de Vancouver.
L’action de l’Impériale a retraité mercredi de 4 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 45,93 $.