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Marché du carbone: 28$ de plus par année pour les consommateurs d’essence

Photo: Yves Provencher/Métro

Vingt-huit dollars de plus par année, voilà ce que coûtera à l’automobiliste moyen, selon le gouvernement du Québec, l’assujettissement des entreprises pétrolières aux dispositions du marché du carbone.

Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, estime que c’est ce qu’aura à débourser de plus en essence un automobiliste parcourant 20 000km par année avec une voiture en consommant 7l/100km.

À partir du 1er janvier 2015, les entreprises pétrolières – tant les raffineurs que les distributeurs – qui produisent plus de 25 000 tonnes de Co2 par année seront assujetties au marché du carbone. Elles devront alors se procurer des permis d’émission. Avec ce système, entre autres mesures, le gouvernement espère pouvoir atteindre ses cibles de réduire d’ici 2020 ses émissions de 20% par rapport à 1990.

Le gouvernement prévoit que les coûts additionnels de production des produits du pétrole engendrés par le plafonnage et l’échange des émissions de carbone résultera en une hausse de 2¢ par litre à la pompe pour le consommateur.

«Il n’y a pas de taxe de 2¢ sur l’essence dans ce contexte-ci», a affirmé mardi M. Heurtel en marge de la mise à jour économique du gouvernement, ajoutant que le «choix» de hausser le prix à la pompe reviendrait aux distributeurs de carburant.

S’il aime l’idée d’intégrer les producteurs de produits pétroliers à la bourse du carbone, le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbault, ne croit pas que l’augmentation du prix à la pompe se traduira par une baisse de consommation de l’essence. «Une hausse de 2¢, par rapport aux fluctuations qu’on voit du prix du pétrole, c’est du bruit de fond», juge-t-il.

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