Ce besoin d'être vu
Pas moyen de les éviter. Ils sont supposés être là pour endosser une cause, mais souvent, on se demande si leur engagement ne se limite pas à faire leur propre autopromotion. Non, ce ne sont pas tous les porte-parole qui agissent ainsi et non, je ne viserai personne en particulier aujourd’hui. Si vous désirez savoir à qui je songe, pensez simplement à ceux que vous voyez trop souvent et vous aurez votre réponse. Sur les photos, ils se tiennent habituellement au beau milieu du groupe. Ils diront que ce sont les photographes qui les plantent là. Magnanimes, ils se laissent toujours faire. Pour eux, rien n’est jamais trop beau pour la cause. En commençant par leur face, c’est bien entendu.
Ils ont des attachés de presse. Quand ils se rendent disponibles pour les besoins de leur cause, ils aiment bien que ça se sache. Alors là, ils font la tournée des médias et ils causent… De ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. Habituellement, ils ploguent leur cause à la toute fin de l’entrevue. Oups, après tout, c’est donc vrai, c’est pour ça qu’ils étaient venus…
On pourrait pointer les plus vaniteux. Mais puisqu’ils posent un geste aussi généreux, on garde nos mains dans nos poches et on laisse passer. On ne veut surtout pas être celui qui va torpiller une noble cause seulement à cause du fin causeur qui nous les casse…
Hier, il y avait les dames patronnesses. Aujourd’hui, ce sont les porteurs de causes. Autrefois, elles s’asseyaient dans le premier banc à l’église. Aujourd’hui, ils sautent sur la première occasion pour se mettre au-devant de tout. Quitte à faire ombrage à la cause quand ils déploient bien grandes leurs ailes pour montrer leur beau panache…
? ? ?
Je suis loin de connaître toutes les subtilités du soccer. Ce qui ne m’empêche aucunement d’aimer voir jouer l’Impact au Stade Saputo. J’y suis allé dimanche après-midi. Encore une fois, j’ai eu le coup de foudre. Pour le jeu, pour le sympathique petit stade mais surtout pour observer ceux qui assistent aux matchs en famille parce que le coût du billet leur est accessible. Un réel bonheur de les voir aller. On y retournera. Souvent même. Côté sud, côté soleil. Ça va de soi…