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Sport divers

C’est arrivé vendredi soir dans un match de la Ligue américaine. Deux pans de mur comme il y en a de plus en plus dans le hockey, genre 6 pieds 5 pouces – 245 livres, se sont tapés sur la gueule à grands coups de poing. L’échange comme tel a duré 25 secondes gros max. Un des boufs a mangé un uppercut et est tombé comme une poche, les yeux révulsés et pris de convulsions.

Tous les témoins de cette scène terrifiante croyaient qu’ils assistaient à une mort en direct. Le gars est sorti sur une civière. Plus tard, on a annoncé que celui qui s’était fait mettre K.-O. allait être OK. Encore une fois, on l’aura échappé belle. Ce n’est que partie remise, on devine bien qu’un jour, une sauvagerie du genre sera fatale.

Le hockey tolère la bagarre, ce qui, on s’entend làdessus, n’a pas de maudit bon sens. On a même prévu des pénalités de quelques minutes pour permettre aux matamores de reprendre leur souffle, puis l’action reprend à 5 contre 5 comme si rien ne s’était passé. Ça fait partie du jeu, qu’ils disent. J’ignorais seulement que se taper dessus était un jeu. On se regarde, on laisse tomber les gants, puis à go, on fesse. 

En passant, n’importe quel traumatologue au monde vous confirmera qu’après le coup de massue sur la tête et l’effondrement d’un mur de briques sur votre coco, le contact entre deux os demeure l’un des chocs les plus violents que peut encaisser un être humain. C’est pour cette raison que les boxeurs portent des gants. À la seule différence que la boxe, c’est bien connu, est un sport de barbares…

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Récemment, plusieurs observateurs impartiaux (!) se sont adonnés au «Benoît Brunet bashing», une activité qui consiste à varger sur un analyste du hockey à la télé en relevant systématiquement ses fautes de français et/ou ses propos partisans. Moi, j’écoute le gars depuis le début de la saison, et il m’apparaît plutôt compétent. Son français? Bien convenable pour la tâche qui lui est confiée. Et surtout, cent fois plus brillant que celui utilisé par les zoufs qui décrivent la lutte du samedi matin à RDS, alors que plein d’enfants sont à l’écoute.

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