PEQ – Montréal réclame une clause grand-père
Les élus de Montréal ont réclamé à l’unanimité une clause «grand-père» ainsi que des mesures transitoires pour les travailleurs issus de l’immigration qui risquent de devoir quitter le Québec à cause de la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Le PEQ a été remplacé par un nouveau système de pointage pour les travailleurs étrangers. Ce système pénalise les personnes établies à Montréal ou à Laval, et le premier ministre François Legault a explicitement affirmé qu’il souhaite réduire l’immigration dans ces deux régions.
La mairesse Soraya Martinez Ferrada et ses collègues du conseil municipal soulignent que le PEQ, contrairement à d’autres programmes liés à l’immigration, avait la particularité d’être mis de l’avant pour recruter des talents à l’étranger. Son remplacement sans clause grand-père s’apparenterait à une promesse brisée. «On parle de gens qui nous ont fait confiance. Des gens qui ont décidé de venir ici s’installer», souligne-t-elle.
La crédibilité du Québec est en jeu, celle de Montréal est en jeu.
Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal
En décembre, après une sortie remarquée du maire de Québec Bruno Marchand, Mme Martinez Ferrada a promis d’être une alliée des personnes touchées par la fin du PEQ. Plusieurs résidents s’étaient alors présentés au conseil municipal pour réclamer son aide dans leur lutte.
L’humanité des Montréalais et des Montréalaises
L’Opposition officielle à l’hôtel de ville, qui est à l’origine de cette déclaration, a salué les personnes touchées par la fin du programme.
«En adoptant cette déclaration, nous réaffirmons l’humanité des Montréalais et des Montréalaises», a dit la cheffe de l’opposition, Ericka Alneus.
D’autres élus ont souligné la nécessité de conserver les talents internationaux qui se sont joints à nos entreprises de pointe et à nos universités.
La Communauté métropolitaine de Montréal, dont Mme Martinez Ferrada est présidente, a aussi réclamé les mêmes mesures dans un communiqué émis après la déclaration de la métropole.
Jusqu’ici, le gouvernement Legault a toujours refusé d’ajouter une clause grand-père.