SPVM – Les interpellations aléatoires et les autres PDQ à l’ordre du jour
La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, veut savoir ce que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) fait pour détecter des actes racistes dans d’autres postes de quartier lors de sa rencontre prévue à huis clos ce soir concernant les gestes racistes ayant mené au démantèlement d’une équipe de patrouilleurs. Elle abordera également la question des interpellations policières aléatoires.
Le SPVM devait présenter son rapport annuel lundi lors d’une rencontre publique de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal. Cette présentation a été repoussée pour permettre la tenue d’une rencontre entre la mairesse et l’état major du corps policier concernant les récentes allégations. Cette rencontre est fermée au public et aux médias.
Mme Martinez Ferrada compte bien en savoir plus sur les événements qui ont mené au démantèlement d’une équipe de policiers à Montréal-Nord. Mais elle veut aussi savoir ce que font les dirigeants du SPVM pour détecter ce genre de problème ailleurs.
«Il faut faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé. À quel moment ils l’ont su, comment l’information a transigé», dit-elle. «Mais aussi, il faut avoir l’assurance qu’il y a un travail de vigie qui se fait sur d’autres postes de quartier.»
Vers un moratoire sur les interpellations aléatoires?
Au cours des derniers jours, la mairesse s’est aussi prononcée contre les interpellations policières aléatoires ou sans motif. Devant le conseil municipal et ensuite en entrevue, elle a indiqué qu’elle a été visée par ces interpellations, tout comme son conjoint. Elle souligne que les personnes racisées sont disproportionnellement visées par les interpellations aléatoires.
Un constat établi par deux rapports indépendants, dont un qui recommandait l’imposition d’un moratoire.
«Un moment donnéé faut qu’ils nous expliquent pourquoi on continue de les maintenir», dit-elle.
La semaine dernière, Mme Martinez Ferrada ne s’est pas avancée sur l’idée d’un moratoire imposé par la Ville. Elle préfère ne pas s’imiscer dans l’indépendance du SPVM, dit-elle.