Culture

Commencer par le commencement

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Jipé Dalpé rêvait depuis longtemps à son tout premier album. Après avoir autoproduit quelques disques et démos où il se cherchait en tant qu’artiste, le multi-instrumentiste a trouvé son genre musical, un pop-rock folk où se mêlent le jazz et l’électro, et surtout une maison disques, Sphère musique.

Il présente aujourd’hui Les prélimi­naires, le fruit de 10 ans de travail pour parfaire son art.

Si le nom de Jipé Dalpé est encore inconnu du public, il circule dans l’industrie musicale québécoise depuis des années. Edgar Bori, Tricot Machine, Ginette et Gaële sont quelques-uns des artistes qui ont eu ce trompettiste jazz de formation comme musicien.

Vincent Vallières, Yann Perreau, Garou, Holy Cole et Antoine Gratton ont pour leur part amené Dalpé en tournée avec eux afin qu’il réchauffe les salles de spectacle avant leurs prestations.

Toutes ces rencontres ont grandement aidé le jeune homme de 29 ans, et surtout, elles lui ont permis de ne jamais arrêter de jouer.

«J’ai toujours adoré écrire des chansons, c’était très clair que c’est ça que je voulais faire, mais j’adore la musique aussi, alors j’ai besoin de jouer, confie l’artiste dont le style musical n’est pas sans rappeler celui de Dumas. Jouer avec d’autres artistes qui écrivent des chansons, c’est le fun parce que ça donne un autre point de vue. Tu peux voir comment ils envisagent une chanson. Au-delà du fait que ça te permet de jouer, comme auteur-compositeur, ça te nourrit.»

Le Sherbrookois, qui espère voir démarrer sa carrière solo pour de bon, grâce à cet album, va donc continuer de collaborer avec ses pairs. Son travail en studio avec le réalisateur Éloi Pain­chaud lui a ouvert de nouvelles avenues, l’atmosphère étant totalement dif­fé­rente de ce tout qu’il avait connu jusque-là.

«L’idée que je me faisais de l’enregistrement d’un album en studio, parce que j’avais tenté l’expérience avant, était assez froide, décrit-il. Je trouvais qu’on perdait un peu l’aspect
créatif. Tandis que là, ç’a été vraiment comme un gros party de salon. J’ai joué toutes mes chansons à Éloi; ça n’a pas été long qu’il a sorti une guitare, pis on s’est mis à jouer comme si on était deux vieux chums. Sans que je m’en aperçoive vraiment, Éloi a sorti des micros, et on s’est mis à enregistrer. On était loin du musicien qui est isolé entre quatre murs. Je voulais que les chansons retrouvent l’énergie unique qu’elles avaient quand je les ai composées chez nous.»

Pop-fiction

L’énergie musicale de Dalpé est, de fait, assez unique. Il l’a nommée pop-fiction parce que ses chansons sont autant de petites histoires tantôt joyeuses, tantôt sombres, autobiographiques ou empruntées, qu’il interprète avec sa voix planante.

«Le côté pop, ce sont mes racines pop-rock, explique-t-il. Le côté fiction, c’est l’aspect plus cinématographique. C’est une référence au film Pulp Fiction. J’ai appelé ça comme ça parce qu’en ce qui concerne le traitement des guitares, je me suis beaucoup inspiré de la musique surf des années 1960, un peu comme la chanson-thème du film.»

Jipé Dalpé l’affirme : que ce soit pour une relation ou pour un projet artistique, il faut que ça commence par le début! C’est pour cette raison que son premier album porte le titre Les
préliminaires.

«C’est le début parce que c’est un premier disque, dit-il. Ça ouvre la porte à tout ce qui va s’en venir pour moi, les spectacles, les tournées et, ultimement, les prochains disques!»

Les préliminaires
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