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Public Enemy: Les papes du rap

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

L’année dernière, la formation américaine Public Enemy fêtait les 20 ans de la sortie de son premier album, Yo! Bum Ruch the Show.

Deux décennies de rap. Deux décennies à exprimer son mécontentement envers les gouvernements en place et à défendre la communauté noire.

Sous la gouverne de Chuck D, Public Enemya traversé les années, changeant le visage du hip-hop à jamais. Et la page d’histoire écrite n’est pas encore terminée.

La bande du Long Island s’amène à Montréal dans le cadre du Festival international de Jazz avec un
nouvel album sous le bras, How You Sell Soul to A Soulless People Who Sold Their Soul?

Sur scène, comme il l’a récemment fait en Europe, le groupe reprendra intégralement son album phare paru en 1988, It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back, en plus de présenter des nouveautés et quelques chansons souvenirs.       

«En 1988, je voulais faire un album déterminant pour la musique rap», dit Chuck D, à l’autre bout du fil. Quand nous avons commencé, nous voulions changer le visage du hip-hop. Depuis, nous avons fait plusieurs tournées et nous sommes allés dans 61 pays. Je crois que ça fait de nous des légendes.»

Effectivement, l’influence de Public Enemy n’est pas à négliger. Son album de 1988 s’est classé deuxième dans le palmarès du magazine Spin des 100 meilleurs albums de 1985 à 2005.

La plus grande fierté de Chuck D après toutes ces années?

«Être capable de faire le tour du monde», répond d’emblée le leader de la formation.

Témoin d’une époque

Témoin de plus d’un quart de siècle de musique rap – Public Enemy s’est formé en 1982 – Chuck D a observé l’acceptation populaire d’un style musical autrefois marginalisé, avec ce que ça comporte de bien et de moins bien!

«Le hip-hop a évolué la plupart du temps dans le bon sens, mais parfois dans le mauvais aussi, parce que certains ne veulent pas travailler fort et ne connaissent pas toute l’histoire derrière le hip-hop», déplore l’ancien déménageur.

Le mouvement n’est peut-être plus ce qu’il était à ses débuts, mais comme Chuck D le dit si bien: «Le hip-hop est toujours différent. Il change constamment de forme».

Le musicien a d’ailleurs su s’adapter aux fluctuations d’un genre musical en pleine évolution. En 2001, il lançait sa propre maison de disques, SlamJamz, reconnue pour être une des premières compagnies à avoir utilisé le support MP3 pour la sortie de singles.

Aujourd’hui, SlamJamz continue de produire des artistes de la scène hip-hop underground découverts par Chuck D.

Ce dernier a aussi mis sur pied récemment une boîte de production média, Bring The Noise Eastlink. Une compagnie au service de la culture hip-hop qui souhaite développer de nouvelles avenues internationales pour le genre.

Public Enemy
Au Métropolis
Ce soir à 20 h 30

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