Culture

Fascinante Catherine

Catherine Ringer était toute là hier soir au Métropolis de Montréal pour la dernière de la dernière tournée qui faisait suite au dernier disque des Rita Mitsouko, Variéty. Fascinante pendant deux heures.

Fascinante par ses mouvements et ses gestes. Elle bouge tellement bien cette artiste qu’elle pourrait chanter n’importe quoi qu’on la suivrait pendant des heures… Mais, voilà, elle ne chante pas n’importe quoi! La foule commençait à peine à se réchauffer (avec les trois ou quatre premières chansons) que Ringer a balancé en plein visage la géniale C’est comme ça. On aurait pu déjà déclarer les spectateurs KO.

Catherine Ringer ne chante pas n’importe quoi et ne chante pas n’importe comment non plus. Sa voix unique est puissante et juste tout le temps. Pliée en quatre ou en pleine convulsions, comme possédée, la voix est belle et la note est là, parfaite, avec le soul qu’il faut. Même après une heure et demi à s’époumoner, la chanteuse sait pousser – et parfois crier – si la chanson le demande. Une rare maîtrise.

Présent autrement
Si la chanteuse, elle, était toute là, l’autre moitié des Rita Mitsouko, Fred Chichin, mort à la fin de l’an dernier, était présent mais d’une autre manière. Sa présence a comme plané tout au long de la soirée par le pouvoir de la musique.

Dès son entrée en scène, Ringer a tenu à souligner à un Métropolis rempli à ras bord que cette tournée commencée avec le guitariste se termine sans lui, avant de démarrer avec L’ami ennemi du dernier CD des Rita. La table était mise pour une soirée à la fois rock, festive et bouleversante.

Après deux rappels qui ont soulevé la foule, et une Marcia baila en clôture qui prend une toute nouvelle signification, Catherine Ringer a poussé un cri de satisfaction après avoir dit – sans micro, comme pour elle -même et ses quatre musiciens : «C’était la dernière chanson de la dernière tournée!» On a compris que le parcours n’avait pas été facile, mais qu’elle y était arrivée à cette dernière chanson de ce dernier spectacle. Un honneur pour les Montréalais!

«À bientôt… si vous le voulez bien», a-t-elle déclaré en quittant la scène. Quand tu voudras, Catherine, on t’attend.

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