Culture

Du rock au cœur de la nuit

Talia Soghomonian, Métro France

Il y a quelques années, trois frères et leur cousin ont formé un groupe qu’ils ont appelé Kings of Leon. Le succès – autant auprès de la critique que du public – a suivi ces créatures fascinantes qui ont grandi sans références culturelles pop. Les quatre ont ainsi proposé quelque chose de nouveau, n’ayant qu’eux-mêmes pour référents. En seulement trois albums, Kings of Leon s’est hissé au sommet du rock américain.

Le quatrième opus de la formation, Only by the Night, vient d’arriver dans les bacs. Entretien avec le bassiste Jared Followill.

Avez-vous testé votre nouveau matériel pendant les festivals cet été?
Oui, nous avons joué quelques nouvelles pièces. Ça nous donne un indice de la qualité des pièces, parce qu’il y a une bonne différence entre les versions enregistrées et les versions live. C’est toutefois plaisant de sentir un certain engouement autour du nouvel album et d’avoir la réaction des fans aux nouvelles chansons.

Que pouvez-vous nous dire de Only by the Night?
Il est sans contredit en lien avec l’album précédent, mais pour moi, il est à mi-chemin entre Aha Shake Heartbreak et Because of the Times.

Est-ce qu’il y a des thèmes politiques en cette année électorale aux États-Unis?
Pas directement. Il y a une pièce qui est en partie politique, mais pas autant qu’on pourrait, ou qu’on voudrait, le faire. L’album ne creuse pas la question politique. Mais je pense que nous allons tous commencer à être un peu plus actifs politiquement.

Cette élection vous incite à être plus engagés?
Oui, d’une certaine manière. C’est sûr que l’élection change quelque chose.

Quelles ont été vos inspirations pour Only by the Night?
Nous avons écouté du Crystal Castles, du M83, du Radio Department, beaucoup de nouveau matériel, mais aussi des groupes plus vieux comme The Cure, un peu de New Order, de Pixies, de Joy Division.

Vous semblez très productifs, très rapides…
Nous avons été en tournée pendant un an et nous avions décidé de prendre six mois de repos. Mais le jour où nous retournions à la maison, on nous a appelés pour être la tête d’affiche du festival Glastonbury. Nous devions donc commencer le nouveau disque après nos six mois de congé, mais nous avons débuté tout de suite. Le disque s’est fait en deux mois.

Vous avez travaillé avec un producteur différent cette fois. Pourquoi vous être éloignés d’Ethan Johns?
Nous voulions revenir à nos racines. Nous voulions du changement. Nous voulions rester à Nashville, faire quelque chose de plus organique, de plus sobre. Nous voulions aussi travailler avec Angelo Petraglia, qui est là depuis le début. Nous avons toujours enregistré nos démos avec lui. Quand nous cherchions une maison de disques, il nous avait aidés et nous voulions qu’il soit plus impliqué dans la réalisation du CD.

J’ai entendu dire que vous aimiez bien prendre un verre – ou plus – pendant l’enregistrement. Ça aide votre élan créatif?
Un peu, sûrement, mais je crois que c’est plus de l’alcoolisme…

Vous êtes alcooliques?
Non. Certains parmi nous ne le sont pas. [rires]

Only by the Night
Présentement en magasin

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