Culture

L'école de l'humour

geneviève vézina-montplaisir, Métro

Bianca Gervais ne pense pas faire une carrière dans l’humour, mais elle adore le genre, qu’elle vient de découvrir avec Grande fille, la nouvelle comédie de situation de TQS. Celle qu’on a vue davantage dans des rôles dramatiques parle avec un enthousiasme certain de son rôle de Valérie, avec lequel elle apprend l’art de faire rire.  

«C’est ma toute première sitcom avec un public de 200 personnes par soir! J’étais plus habituée à la télévision traditionnelle ou au cinéma. Là, j’embarque un peu dans le théâtre avec le public et l’humour, ex­plique la comédienne. La comédie, je n’ai pas souvent fait ça; je suis plus habituée de pleurer et de morver dans un coin!»

Bianca Gervais a donc de petites nouvelles pour ceux qui croient que faire rire est plus difficile que faire pleurer.

«Si tu sors ton punch une seconde plus tard, ou plus tôt, ça change tout, explique-t-elle. J’apprends énormément. C’est comme une école pour moi.»

Une sitcom pas comme les autres
Dans Grande fille, la comédienne de 22 ans interprète Valérie, la cousine et nou­velle coloc de Maude, le personnage principal de l’émission.

Incarnée par Madeleine Péloquin, cette étudiante nouvellement arrivée à Montréal devra faire face à un père trop présent  qui souhaite rattraper le temps perdu.

«Grande fille, c’est un genre de Tanguy, mais à l’envers, dit-elle. Au lieu d’être le fils qui est chez papa et maman, c’est le père qui a de la difficulté à laisser sa fille partir.»

Le personnage joué par Madeleine se retrouvera donc avec une nouvelle coloc et son père, joué par Gilbert Turp. Mais, tandis que sa cousine se montre plutôt calme devant l’adversité, Valérie, elle, s’avère beaucoup plus expressive quand survient un problème!

«On est deux filles aux antipodes. Maude est douce, ténébreuse, attentionnée. Moi, je suis superficielle, je n’ai pas les valeurs à la bonne place, je joue du coude, je suis manipulatrice et pas politically correct, dit-elle. Valérie travaille pour une station spécialisée dans la météo, et elle est prête à tout pour réussir et attirer l’attention.»

Selon Bianca Gervais, la nouvelle sitcom à laquelle elle participe n’est pas comme les autres. Elle s’adresse davantage aux jeunes adultes, qu’elle surnomme la «génération Google».

«Les textes de Grande fille sont trendy, jeunes… Ils contiennent des références québécoises. Les scènes avec ma cousine, c’est le genre de conversations que je pourrais avoir avec mes amies, assure l’actrice. Je me retrouve là-dedans et je crois que les jeunes vont s’y retrouver aussi.»
 
Grande fille
À TQS
Jeudi à 19 h

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