Australia : Pétard mouillé
Une fresque luxuriante dans laquelle se côtoient l’aventure, la romance, la comédie et le drame. Une Å“uvre grandiose et spectaculaire dans la même lignée que les sagas épiques du vieux Hollywood. Voilà ce à quoi aspirait Australia, une méga production de 120 M$ signée Baz Luhrmann.
À notre grand désespoir, la dernière offrande du réalisateur de Moulin Rouge! n’est pas à la hauteur des attentes. Et pourtant, tous les ingrédients y sont : raids d’avion, langoureux baisers sous la pluie, courses de chevaux… ne manque plus qu’un numéro de danse et de chant pour que le film figure au livre Guinness des records au chapitre des Å“uvres les plus ambitieuses à avoir pris l’affiche. D’où le problème : à force de jouer sur tous les fronts, Luhrmann se perd et nous perd.
Les lacunes du scénario n’empêchent cependant pas les stars du film d’offrir des performances à la hauteur de leur talent. Dans la peau d’une aristocrate anglaise coincée qui débarque en Australie pour prendre les rennes du ranch de son défunt mari, Nicole Kidman montre un bon flair pour la comédie. L’actrice semble beaucoup s’amuser à jouer les saintes nitouches aux côtés de Hugh Jackman, tout aussi convaincant dans son rôle de cowboy.
À défaut d’être un chef-d’Å“uvre du septième art, Australia compte sûrement parmi les infopubs les plus saisissantes de l’histoire. Luhrmann nous y offre des images à couper le souffle de son pays natal. Des plaines désertiques aux falaises de Kings Canyon, en passant par les charmes urbains de Darwin, jamais le nord de l’Australie n’aura paru si pittoresque.
Si Luhrmann a accouché d’Australia pour stimuler l’industrie touristique de son patelin, c’est mission accomplie. Une seule chose nous fait hésiter à acheter un billet d’avion pour le pays des kangourous : et s’il fallait qu’ils fassent jouer ce film pendant le vol?
Australia
En salle dès aujourd’hui