Duplicité: Quand la chimie opère à fond
Duplicité, v.f. de Duplicity
(É.-U.) Comédie romantique
Réalisée par Tony Gilroy
Mettant en vedette Julia Roberts, Clive Owen, Tom Wilkinson, Paul Giamatti
4/5
Oubliez Richard Gere (Pretty Woman), Hugh Grant (Notting Hill), George Clooney (Ocean’s Eleven), Brad Pitt (The Mexican) et même Rupert Everett (My Best Friend’s Wedding). Vingt ans après sa première apparition au grand écran, Julia Roberts a finalement trouvé son partenaire idéal en la personne de Clive Owen.
Jamais la chimie entre la star et un autre comédien n’a autant opéré que dans la comédie Duplicité. Dans le deuxième long métrage de Tony Gilroy, le tandem Roberts-Owen ne fait pas que de simples étincelles, mais un véritable feu
d’artifice!
Duplicité jette un regard nouveau sur le merveilleux monde de l’espionnage industriel. Julia Roberts y incarne Claire Stenwick, une agente de la CIA dont la route croise celle de Ray Koval (Clive Owen), un officier des services secrets britanniques. Après une première rencontre pour le moins mémorable, la paire quittera ses fonctions gouvernementales pour se lancer dans le domaine des affaires. Ils seront recrutés par deux multinationales concurrentes pour lesquelles tous les coups sont permis.
Avec humour
Quatre ans après avoir échangé quelques répliques dans le cinglant Closer, Julia Roberts et Clive Owen se retrouvent dans Duplicité. La tension sexuelle entre les deux acteurs est toujours aussi forte, mais cette fois-ci, elle est agrémentée d’une touche d’humour et de folâtrerie qui rehausse chacune de leurs scènes.
Impossible de résister au rythme infernal des dialogues, au grand sourire de Roberts et à la ô combien cool désinvolture d’Owen (qui ressemble parfois à un James Bond moins coincé).
La complicité entre les deux comédiens est telle qu’on se serait presque contenté de les regarder argumenter pendant deux heures.
Le succès du film ne repose pas seulement sur le charisme du duo, mais aussi sur une histoire fort bien ficelée qui ne manque pas de rebondissements. Ce n’est d’ailleurs qu’à mi-chemin qu’on croit enfin comprendre ce qui se passe vraiment… avant de ne plus rien saisir une nouvelle fois!
Ce petit jeu du chat et de la souris avec le spectateur finit par être extrêmement payant, surtout si on a réussi à ne pas se perdre en cours de route, avec les continuels va-et-vient dans le temps.
On s’en voudrait de passer sous silence la réalisation musclée de Tony Gilroy qui, deux ans après avoir offert le solide Michael Clayton, revient avec une Å“uvre tout aussi ambitieuse. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que le cinéaste a conservé la même équipe technique, dont font partie le directeur-photo Robert Elswit et le compositeur James Newton Howard.
Duplicité
En salle dès demain