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Chris Cornell : Parcours singulier

Nina Ettrup, Métro Copenhague

Le parcours de Chris Cornell est loin d’être banal. Son groupe Audioslave a joué devant 70 000 spectateurs à La Havane en 2005 et est devenu ainsi le premier groupe rock américain à se produire à Cuba. Aussi, You Know My Name, le titre Cornell a composé pour le film Casino Royale en 2006, a été la première chanson-thème d’un film de James Bond à être interprétée par un chanteur américain.

Le chanteur s’est confié à Métro sur plusieurs sujets. 

La vie de rockstar

À une certaine époque, je souhaitais avoir une vie normale, mais j’ai toujours été assez intelligent pour apprécier ce que j’avais. Je voyage dans le monde entier et je loge dans des hôtels luxueux. Je pourrais décider d’arrêter de faire des tournées, de demeurer au même endroit. La plupart des gens n’ont pas cette option. Quand j’en ai pris conscience, tout a changé pour moi. Les tournées sont un élément essentiel du métier, mais je les compare à une
première journée d’école : on l’appréhende, mais on est plutôt content lorsqu’elle arrive.   
 
La nervosité

Je crois que j’ai cessé d’être nerveux à l’époque de ma première tournée solo. Comme les concerts de Soundgarden comportaient des éléments imprévisibles, je ne savais jamais ce qui allait arriver, ce qui me déstabilisait un peu. La nervosité m’a nui, sauf au début de ma période punk rock. J’entrais sur scène et je devenais fou. Après quel­ques chansons, je n’étais plus capable de chanter : je ne faisais que crier! Maintenant, fini la nervosité. Je sais que le public achète des billets pour me voir et qu’il aime mes chansons.

La vie a Paris et a L.A.

Je ne tiens plus en place si je reste au même endroit trop longtemps. Tous les musiciens réagissent ainsi, car ils sont habitués à voyager. Nous essayons de donner un foyer fixe à nos enfants pendant un certain temps pour qu’une routine s’installe. D’ailleurs, ils connaissent très bien Paris et Los Angeles. Ils savent exactement quels jouets ils ont dans chacune des villes, par exemple : «Mon assiette Batman est à Paris.» Et mon épouse est toujours à mes côtés.

Le facteur Timbaland

Le fait que la question « Pourquoi? » me serait sans cesse posée constituait une excellente raison d’avoir collaboré avec Timbaland. Pourquoi pas? Je me suis dit que ce serait différent de tout ce que j’avais pu faire avant. Un nouvel album, une nouvelle orientation. Je ne ressemblais pas aux artistes avec qui Timbaland avait travaillé, et vice versa. Nous avons plongé, c’est aussi simple que ça.

Scream
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