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Un retour en force pour La galère

Renée-Claude Brazeau ne craint pas la compétition. À en croire ses paroles, l’auteure est même «heureuse» que, cet automne, sa Galère se mesure à un autre retour très attendu par les téléspectateurs, celui de Lance et compte à TVA, le lundi soir à 21 h. «C’est une belle case horaire et ce sont deux super bonnes émissions, estime-t-elle. Et puis la télé, c’est une business. On ne pensait pas être contre un feu de foyer!»

L’ex-animatrice de Loft Story a raison d’afficher une belle confiance.

À en juger par les deux premiers épisodes qui nous ont été présentés hier à Radio-Canada, la deuxième saison de La galère sera à la hauteur des attentes des 781 000 fidèles qui l’avaient suivie à l’hiver 2007.

Les situations dans les­quelles se retrouvent les quatre héroïnes de la série semblent souvent abracadabrantes, mais on finit toujours par y croire, grâce à la plume punchée de Miss Brazeau et au jeu énergique des comédiennes.

Là où on avait laissé
Même si deux ans et demi se sont écoulés depuis la diffusion du dernier épisode, l’intrigue, elle, reprend là où elle avait laissé. Cette décision de l’auteure n’a pas grandement bouleversé la distribution de la série. Les jeunes comédiens ont tous repris leur rôle, à l’exception de Noah Leduc, qui avait un peu trop grandi pour retrouver les habits de Sam, le bambin d’Isabelle (Geneviève Rochette).

C’est d’ailleurs avec cette dernière que s’ouvre cette deuxième saison. Assise sur son lit, l’avocate surmenée angoisse à l’idée d’affronter son ex-mari (Jeff Boudreault) et ses amies au sujet de l’iden­tité du véritable père de Sam.

Stéphanie (Hélène Florent) en arrache aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Entre ses amours compliqués avec le premier ministre, ses tâches ménagères et sa carrière en déroute (son boulot consiste à vendre des encyclopédies par télépho­ne), la pauvre renoue avec ses mauvaises habitudes et couche avec le premier venu. Pour sa part, Mimi (Bri­git­te Lafleur) continue de prier sainte Rose dans son éternel­le quête d’amour.

Les mésaventures du trio sont fort divertissantes, mais elles ne nous amusent pas autant que celles de Claude (Anne Casabonne) qui, à elle seule, provoque 80 % des rires des deux
premiers épisodes.

Devant le manque derespect que lui témoigne la petite Lou (celle-ci lui fait un doigt d’honneur bien senti), elle agrippe la fillette par le bras et lui lance : «T’as le droit de ne pas m’aimer, mais t’as pas le droit de me le dire! Moi, par exemple, je ne t’aime pas, mais je ne te le dis pas!»

On se régale également du petit jeu de séduction auquel elle se livre avec François (Patrice Godin). Après avoir découvert que ce dernier flirtait dans son dos sur un site de rencontre, elle se venge en récurant les toilettes avec sa brosse à dents.

«Claude, c’est le genre de fille qui na plus de fun une fois qu’on lui a dit « je t’aime »», souligne Renée-Claude Brazeau, qui laisse entendre que la plus bitch de ses héroïnes vivra un grand drame cet automne.

«Elle va vous faire pleurer cette année», ajoute-t-elle.

La réalisation des cinq premiers épisodes de la deuxième saison de La galère a été confiée à Alexis Durand-Brault (Ma fille, mon ange) alors que la balance est assurée par Sophie Lorain, qui a aussi participé à l’écriture.

Notons que Radio-Canada donnera la chance aux fans de se remettre dans le bain en rediffusant le dernier épiso­de de la première saison lundi, une semaine avant le retour de la série.

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