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Boom Desjardins: Québec rock

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Avant de penser à enregistrer l’album Rock le Qué­bec, Boom Desjardins avait en tête un spectacle… et pas n’importe lequel : un spectacle-concept dans lequel il interpréterait des chansons marquantes du répertoire rock québécois des années 1970, 1980 et 1990, avec une série d’invités spéciaux.

Le chanteur avait aussi le désir de partager la scène avec un all-star band. Il a donc fait appel au guitariste Steve Hill, au bassiste Éric Maheu, du groupe Kaïn, et au batteur Yannick Boivin, du groupe Yelo Molo, pour l’accompagner.

Avec le réalisateur John Webster, qui a notamment travaillé avec Aerosmith, Mötley Crüe, Bryan Adams et Bon Jovi, ils ont eu la difficile tâche de choisir les 14 titres qui se retrouvent sur l’album Rock le Québec. Des incontournables du genre que Boom Desjardins interprétera avec son supergroupe dans un spectacle qu’il présentera le 12 février au Centre Bell.

Puisque le choix de ces classiques n’a pas été facile, nous avons demandé au chanteur de commenter certains d’entre eux.

Le train (Vilain Pingouin)
Quels sont tes souvenirs liés à cette chanson?
C’est mon adolescence! Le CD de Vilain Pingouin jouait dans l’autobus scolaire quand j’étais à
la polyvalente.

Entre l’ombre et la lumière (Marie Carmen)
Pourquoi as-tu fait appel à Annie Villeneuve pour t’accompagner sur ce titre?
Annie est une personne que j’aime beaucoup et qui a une super belle voix. Ça faisait longtemps qu’on avait le goût de travailler ensemble.

Le pic-bois (Beau Dommage)
Il y a beaucoup de chansons de Beau Dommage que tu aurais pu choisir. Pourquoi celle-là?
Parce que c’est celle qui brasse le plus!

Domme-moi ma chance (Les B.B.)
Pourquoi as-tu décidé de transformer cette ballade?
C’est une chanson qui a marqué la carrière des B.B., un groupe important de la fin des années 1980 et du début des années 1990. J’avais le goût de lui donner un peu plus d’énergie sans trop la dénaturer.

J’ai le rock’n’roll pis toé et Ayoye (Offenbach)
Pourquoi avoir choisi deux chansons d’Offenbach?
Ayoye, c’est le cri de tout un peuple. Quant à J’ai le rock’n’roll pis toé, je trouvais que ça commence­rait bien le show.

Je ne suis qu’une chanson (Ginette Reno)
Est-ce que ç’a été difficile de chausser les souliers de Ginette Reno?
Mme Reno a écouté ma version et elle l’a beaucoup aimée. Et, croyez-moi, je l’aurais su si ça n’avait pas été le cas!

Les bombes (Michel Pagliaro)
Selon toi, qu’est-ce qui fait que Pag a cette image de vrai rockeur?
D’habitude, les chanteurs qui se défoncent comme lui baissent leur tonalité en vieillissant. Mais pas lui. Il a même plus d’énergie.

Les pauvres (Plume Latraverse)
Pourquoi avoir choisi une chanson comme celle-là, qui dérange?
C’est ma chanson coup de cÅ“ur. C’est une chanson qui nous fait prendre conscience de certaines choses.  

La maudite machine (Octobre)
Qu’est-ce qu’Octobre a apporté au Québec?
La dimension politique dans la musique. La maudite machine est une chanson qui devrait être écoutée par les jeunes. Elle te donne le goût de te donner un coup de pied dans le cul et de ne pas te laisser faire.

Toujours vivant (Gerry Boulet)
À tes yeux, Gerry Boulet est-il toujours vivant?
Oui et c’est un peu pour ça que j’ai choisi ce titre. En fait, on a aussi fait cet album pour montrer qu’au Québec, le rock est toujours vivant.

Rock le Québec
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