Soutenez

Elisapie Isaac: Du duo au solo en toute confiance

Elisapie Isaac vivra son premier tête-à-tête avec Montréal. Après avoir chanté pendant plusieurs années auprès du guitariste Alain Auger dans le groupe Taima, la jeune chanteuse inuk a fait le grand saut en solo en lançant son album There Will Be Stars, qu’elle présentera à l’occasion de sa rentrée montréalaise la semaine prochaine dans le cadre du festival Montréal en lumière.

«Je n’aurais pas eu la confiance nécessaire pour faire un album seule plus tôt, raconte l’auteure-compositrice et interprète, tout juste arrivée à Van­couver pour participer à l’enregistrement d’une chanson du rappeur K-Naan pour Haïti. Je n’aurais jamais cru auparavant être capable d’écrire un album!»

Elisapie a donc composé très lentement ses chansons, pour finalement lancer son opus solo en septembre dernier. Et c’est avec enthousiasme et confiance que la chanteuse du Nord montera sur scène dans quelques jours. «Ce qui est très différent pour moi cette fois, c’est que je prends cons­cien­ce du fait que ces  pièces sont réellement de moi, affirme-t-elle. Je chanterai à Mont­réal avec plus de confiance et plus de fierté qu’avant.»

Évidemment, son album solo est empreint de l’influence de Taima, avoue Elisapie. «Je reste une fille de folk, avec un côté mélodique et joyeux», raconte-t-elle. «There Will Be Stars, c’est de la musique folk qui flirte avec du pop, écrite par une jeune femme très romantique et sensuelle qui se pose un tas de questions», décrit Elisapie.

Une chanteuse du Nord non traditionnelle

La chanteuse, qu’on associe toujours à ses racines inuk, affirme ne pas chercher à inclure des in­fluences du Nord dans ses compositions. «J’ai vécu 21 ans dans le Nord. Je n’ai pas besoin d’essayer de mettre du Nord dans mes chansons; ça se fait tout naturellement.»

Et, fait rare pour une artiste du Nord, son album n’est pas  du tout dans le registre de la musique traditionnelle inuk. On y retrouve par ailleurs plusieurs chansons en inuktitut et d’autres en anglais.  «Avant, on ne parlait de moi que comme d’une chanteuse du Nord, et ça me dérangeait, raconte la jeune femme, qui vit à Montréal depuis 10 ans. Main­tenant, on parle aussi de ma musique, donc ça ne me dérange plus.»

Et qu’en est-il du français pour Elisapie, qui parle au­tant en anglais et en inuktitut qu’en français? «J’ai­me­rais beaucoup écrire en fran­çais éventuellement, affirme-t-elle. Mais c’est encore trop difficile pour moi.»

«Mon album solo était la suite logique de mon parcours», conclut la chanteuse.  Et ce ne sera pas son dernier Surfant sur la vague de There Will Be Stars, Elisapie affirme ne pas avoir encore de projet précis pour un deuxième album, mais elle compte bien en offrir un autre à ses fans d’ici cinq ans.

Elisapie Isaac
Les 23, 26 et 27 février, à l’Astral

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.