Oh Boy au Casino de Montréal: Chauds lapins
Avec des chorégraphies signées Uriel Arreguin (Match des étoiles), on s’attendait à des numéros de danse époustouflants dans le spectacle Oh Boy, présenté au cabaret du Casino de Montréal hier soir. Cependant, ce sont les musiciens qui ont retenu notre attention pendant cette prestation d’environ une heure et demie qui met en vedette 13 hommes et mélange danse, musique et acrobaties (corde-lisse, jonglerie).
Ce n’est pas que les huit danseurs soient mauvais, loin de là, mais ils manquent parfois de rapidité et de synchronisation. Il faut dire qu’après avoir vu des émissions comme So You Think You Can Dance, nos attentes étaient assez élevées.
Oh Boy mélange différentes danses: cha-cha-cha, swing, hip hop, danse moderne, country. Malheureusement, tous les danseurs ne maîtrisent pas également toutes les danses. Par ailleurs, davantage de testostérone serait parfois apprécié dans les chorégraphies.
On aurait aussi aimé un peu plus de virilité alors que les hommes font des portées entre eux et multiplient les jeux de bras. Il faut dire qu’avec un titre comme Oh Boy, on s’attendait à avoir un peu chaud. On a seulement eu droit à quelques déhanchements langoureux avant une finale digne des Chippendales sur You Can Leave Your Hat On.
La musique d’abord
Du coté musical, par contre, Oh Boy est impeccable. Cela en grande partie grâce aux musiciens Michael Litresits et Denis Courchesne, et aux chanteurs-guitaristes Matt Laurent, Jérôme Couture et Martin Héon. Ces derniers volent d’ailleurs la vedette avec leurs magnifiques voix et leur charisme indéniable.
Le choix des chansons est lui aussi très réussi. Des succès d’Elvis (Jailhouse Rock), de Jerry Lee Lewis (Great Balls of Fire), de Bon Jovi (Wanted Dead or Alive) et de Santana côtoient ceux de Bryan Adams (Have You Ever Really Loved a Woman), de Queen (We Will Rock You) et de Ricky Martin (She Bangs, Livin’ la Vida Loca).
Le décor en met également plein la vue avec son échafaudage et son écran biseauté. On se questionne toutefois sur les costumes: uniformes de soldat, de policier, de prisonnier et de cow-boy. On pourrait se croire au 281, mais sans les danses lascives. Somme toute, Oh Boy a beaucoup à offrir et est très divertissant. On aurait seulement aimé voir davantage de chorégraphies réglées au quart de tour et plus élaborées.
Oh Boy
Au Casino de Montréal
Jusqu’au 2 avril