Don Cheadle: Flic à New York
Installé sur un canapé du célèbre hôtel new-yorkais Waldorf Astoria, Don Cheadle plaisante en feignant de sucer son pouce comme un enfant, alors que nous nous installons pour une entrevue portant sur son dernier film, Brooklyn’s Finest, réalisé par Antoine Fuqua. L’acteur, qui aime bien rigoler, parle de son expérience dans ce drame policier.
Dans Brooklyn’s Finest, vous tenez le rôle d’un flic en civil qui se lie d’amitié avec un
seigneur de la drogue joué par Wesley Snipes. Comment aurait été le film si vous aviez échangé vos rôles?
Je crois qu’il aurait été très bon tout de même, mais avec une approche différente. Nous venons de milieus similaires, Snipes et moi. Nous sommes deux gars de théâtre.
Les tensions entre le département de police de New York et le public ne sont pas rares. Qu’est-ce que Finest a à dire sur le sujet?
Ceux qui regarderont le film se diront : «Wow, les policiers de New York font face à énormément de stress.» Il y a énormément de choses à gérer.
Finest est un drame lourd. Avez-vous une préférence pour la comédie ou pour le drame?
Je crois qu’il y beaucoup de gens qui me voient moins jouer un rôle de comique, mais j’adorerais faire plus de comédie. C’est vraiment ce qui m’attire le plus.
Comment avez-vous trouvé votre expérience de travail avec Antoine Fuqua?
Super. Nous avons vécu de très bons moments. Il est très coopérant et c’est une personne très énergique. Son approche de travail ressemble à celle d’un athlète – très viscérale.
Vous êtes un grand défenseur de l’aide au Darfour. Avec toute l’attention accordée à Haïti ces derniers temps, comment soutenir l’intérêt pour votre propre cause?
C’est très dur. Le monde est atteint d’un trouble de déficit de l’attention aujourd’hui, avec les milliers de blogues et Twitter. Tout vient à vous, et il faut se battre pour avoir une petite attention dans l’espace médias.
Brooklyn’s Finest
En salle dès aujourd’hui