Naomi Watts contre la Maison Blanche
Quelques jours après avoir monté les
marches aux côtés de Woody Allen pour «You will meet a tall dark
stranger», Naomi Watts a remis le couvert ce jeudi pour défendre «Fair
Game», l’unique film américain en lice pour la Palme d’Or.
Dans ce thriller politique sans
grand relief de Doug Liman, elle interprète la véritable espionne
Valerie Plame, «grillée» par la Maison Blanche en 2003 lorsque son
mari, l’ex-sénateur Joe Wilson (Sean Penn, absent sur la Croisette),
révèle que la guerre en Irak est fondée sur de fausses informations…
«Depuis ‘Mulholland Drive’ de David
Lynch, j’ai joué pas mal de victimes de psychoses», explique Naomi
Watts. «Valerie Plame, c’est différent. C’est quelqu’un qui a trahi,
qui a été trahi, dont le couple a été mis en péril et qui est parvenu à
surmonter la machination dont elle a été victime.»
Si l’actrice a adopté le look et la
chevelure très soignés de l’ex-espionne, c’est sa psychologie, forte et
complexe qu’elle a tenté de reconstituer à l’écran. «J’ai fait beaucoup
de recherches pour capturer l’essence de cette femme», poursuit Naomi
Watts. «On a dîné ensemble, on a discuté, on s’est envoyé des mails…
J’ai été fascinée par le courage dont elle a fait preuve. On ne
rencontre pas souvent une femme comme elle.»