Devine qui (re)vient dîner
Paul Rudd n’a pas hésité longtemps avant d’accepter de jouer dans la nouvelle comédie de Jay Roach, Dinner for Schmucks (Le dîner de cons). «J’ai trouvé le scénario vraiment drôle, raconte-t-il, c’est tout. Je n’y ai pas réfléchi à deux fois.» L’acteur, qui s’est monté un impressionnant CV de comédies, dont Role Models et Anchorman: The Legend of Ron Burgundy, s’était déjà entiché de l’homme derrière la caméra avant de lire le scénario.
«Une des choses les plus extraordinaires à propos de Jay, c’est à quel point il est polyvalent, estime-t-il. Il fait plusieurs films drôles et, ensuite, il revient avec un film comme Recount. C’est un type très intelligent avec beaucoup de talent, et pourtant il est effacé.»
Dans le long métrage Dinner for Schmucks, Rudd joue Tim, un financier surchargé de travail qui cherche à impressionner son patron. On lui donne la chance de le faire lorsqu’on l’invite à un souper chic auquel les convives doivent amener le plus grand idiot qu’ils peuvent trouver. Le con avec le talent le plus drôle gagne un prix. En dépit de ses hésitations morales, Tim finit par accepter quand il renverse un homme en voiture, un niais naïf joué par Steve Carell.
Certains pourraient avoir des réticences à tenir la vedette d’un film où on trouve le mot «con» dans le titre, mais Rudd, qui est de confession juive, envoie balader toute controverse. «Mon grand-père disait tout le temps que j’était un con, se souvient-il. Vous savez, c’est comme le mot « putz » [idiot, ndlr]. Quand j’étais jeune, je pensais que le mot « putz » était un mot vraiment drôle. On me disait : « Ne fais pas l’idiot! » alors je pensais qu’un « putz » était juste un idiot, et plus tard mon père m’a dit : « Un «putz», c’est une «graine». » C’est fou comme beaucoup de mots yiddish signifient « graine »!»
Pour Carell, toucher de près à ce qu’est un con a été un choc. Habitué à jouer les maladroits dans The Office, il admet qu’il a des capacités qui pourraient faire de lui, dans la vraie vie, un invité à un dîner de cons. «Je joue du cor baryton! lance-t-il. Le cor baryton, c’est comme un mini-tuba. C’est fort probablement l’instrument le moins sexy qui existe. Quand les gens me demandent si je joue d’un instrument, je réponds généralement non. Je joue également du fifre [une petite flûte traversière, ndlr], ce qui n’est pas plus sexy!»
Le talent du personnage joué par Carell est un peu plus étrange. Barry passe tout ses temps libres à construire des dioramas en utilisant des corps de souris empaillés. «J’étais stupéfié par le détail de ces dioramas, dit Carell. Les heures passées, les détails et le dévouement de cet homme pour ces dioramas… C’est incroyable.» Steve Carell a été si impressionné, en fait, qu’il a songé à en rapporter un à la maison. «Dans un certain sens, j’aimerais m’en procurer un pour ma maison. Je ne sais pas si ça sera le modèle Benjamin Franklin ou le Evel Knivel, mais j’espère avoir un diorama de souris rien qu’à moi!»
Dinner for Schmucks
En salle dès aujourd’hui