Inception: Un rêve éveillé
Leonardo DiCaprio est le premier à admettre que le sujet du dernier film de Christopher Nolan, Inception (Origine), lui était un peu étranger. Le long métrage est un drame complexe sur un homme (DiCaprio) capable de voler des informations provenant du subconscient des gens par le biais de leurs rêves. Et Leo?
«Je ne suis pas un grand rêveur. Je ne l’ai jamais été», admet-il. Je ne me souviens que de fragments.» Bien qu’il ait voulu aborder ce complexe et tortueux film comme n’importe quel autre, Leonardo DiCaprio admet que ça n’a pas été possible. «J’ai essayé d’utiliser la méthode traditionnelle pour préparer ce projet. Vous savez, lire des trucs sur l’interprétation des rêves, consulter des ouvrages de Freud sur l’analyse des rêves… J’ai essayé de faire des recherches de cet ordre, mais en cours de route, j’ai réalisé qu’il s’agissait du monde de Christopher Nolan», explique-t-il.
Inception marque la première incursion de Leonardo DiCaprio dans le monde de la science-fiction, quelque chose qui ne l’a jamais intéressé plus que ça. «Une des premières conversations que j’ai eues avec Chris portait sur le fait qu’on avait tous les deux de la difficulté avec la science-fiction, rapporte l’acteur. On vouait à ce genre une petite aversion parce qu’on n’arrivait pas à s’impliquer émotionnellement dans ces univers qui sont tellement éloignés du nôtre!»
Les craintes de DiCaprio ont fini par s’évaporer, un phénomène qu’il explique en deux mots : Christopher Nolan. «Ce qui est intéressant dans le monde fantastique de Chris Nolan, c’est qu’il est profondément rattaché à ce qu’on connaît déjà, dit-il. Il n’y a pas de trop grand acte de foi à faire.» Pour un acteur qui, selon la croyance populaire, choisit ses rôles en fonction du réalisateur, Leo n’a que des bons mots pour son dernier collaborateur.
«C’est un concept très ambitieux et Chris a essayé de s’en tirer du mieux qu’il a pu. Et il a relevé le défi haut la main, estime-t-il. Il y a très peu de réalisateurs dans ce métier, je crois, qui pourraient convaincre un studio d’accepter un projet qui soit un film à plusieurs niveaux, quasi existentiel, fort en action et en drame, avec un aspect surréel.»En examinant ses plus récentes apparitions au grand écran, dont Shutter Island cette année, DiCaprio admet qu’il a un penchant pour le côté obscur.
«Ce type de films, qui sont psychologiquement sombres, je les trouve très excitants à faire parce qu’il y a toujours une réflexion à mener, raconte-t-il. Il n’y a rien de plus ennuyant que d’arriver sur un plateau de tournage, de donner une réplique et de savoir que ton personnage veut dire exactement ce que ses mots disent.»
Et en dépit de son succès, l’acteur essaie d’éviter de concidérer les choses comme étant acquises, «Je suis une personne très chanceuse. Je choisis les films que je veux tourner. J’ai des amis dans ce métier qui ne peuvent pas se le permettre. Alors, je réalise chaque jour combien j’ai de la chance d’avoir cette opportunité. Alors, tant que j’en suis là, j’essaierais de faire exactement ce que je veux», indique-t-il.
Inception
En salle dès aujourd’hui