French Kiss: L'amour n'a pas d'âge
À 44 ans, Céline Bonnier n’aurait jamais cru qu’elle jouerait un jour dans une comédie romantique. «J’ai été très surprise qu’on me propose ce rôle, puisqu’il m’a toujours semblé que les histoires sentimentales au cinéma étaient réservées aux jeunes femmes dans la vingtaine ou aux adolescentes, déclare l’actrice, rencontrée à Delson sur le plateau de tournage du film French Kiss. Mais j’en ai été enchantée; après tout, il est encore tout à fait possible de tomber amoureux, même dans la quarantaine!»
Dans French Kiss, la comédienne interprète Juliette, une bibliothécaire seule mais heureuse. Elle rencontre un jour Fred (Claude Legault) qu’elle prend pour un ancien camarade de classe. Celui-ci ne fera rien pour la détromper, et l’amour naîtra entre eux… «Je voulais écrire une histoire qui donne envie aux gens de tomber amoureux, lance la scénariste José Fréchette. Et mes personnages sont des gens qui n’ont plus 20 ans, qui ont de la profondeur, du vécu.»
Le réalisateur Sylvain Archambault (Piché – Entre ciel et terre) a d’abord et avant tout été séduit par les textes de José Fréchette. «Je n’avais encore jamais réalisé de comédie romantique, alors le défi était de frapper la bonne note. Mais c’est écrit de façon très intelligente, c’est nouveau et frais», affirme-t-il.
Même son de cloche du côté des comédiens. «Je ne suis pas un fan de comédies romantiques, mais les textes de José et la possibilité de travailler avec Sylvain et Céline pour une première fois m’ont convaincu, dit Claude Legault. C’est une façon différente d’approcher un rôle parce qu’il faut plus que je me laisse aller aux indications du réalisateur que je ne le fais d’habitude.»
Céline Bonnier, quant à elle, considère ce tournage «presque comme des vacances». «Je suis plus habituée aux rôles dramatiques, qui peuvent être éreintant à la longue, même si c’est l’fun. Là, c’est coloré, joyeux… Ça fait du bien!»
Un gars, une fille
Selon Sylvain Archambault, le fait que le scénario de French Kiss ait été écrit par une femme
et réalisé par un homme permet un «équilibre parfait». José Fréchette croit également que leurs deux visions se complètent bien. «Un scénario est toujours réécrit trois fois : à l’étape du scénario, à la réalisation et au montage, croit l’écrivaine. Mais c’est une bonne chose, car tout le monde apporte sa vision.» José Fréchette n’aurait par ailleurs pas voulu réaliser le film elle-même. «J’aime trop ma solitude!»