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Coup de jeune sur la Croisette

Jérôme Vermelin - Métro France

Qui a dit que la Croisette était réservée aux habitués? Pour sa 64e édition, le Festival de Cannes s’offre un petit coup de jeune avec pas moins de sept premiers films en sélection officielle, dont deux sont en lice pour la Palme d’Or. Sur les 20 réa­lisateurs candidats à la récompense suprême, la moitié n’a même jamais eu les honneurs du célèbre Palais des festivals, lui-même relooké cette année!

Un vent de fraîcheur qui s’explique, en partie, par la progression du nombre de films proposés aux équipes du délégué général Thierry Frémaux. Pas moins de 1 665 l’an dernier, 1 715 cette année. La crise économique n’est pas terminée, mais le septième art fait toujours rêver partout sur la planète, puisque 33 pays sont représentés dans les différentes programmations. Ainsi, aux côtés des vétérans (Almodovar, Moretti, Von Trier, Dardenne, Malick), c’est une toute nouvelle génération d’auteurs qui entre dans le grand bain avec l’espoir, qui sait, d’entrer dans la légende.

Ces prochains jours, on attend donc au tournant la jeune Française Maïwenn avec Polisse, son troisième film derrière la caméra, deux ans après le succès du Bal des actrices, le turbulent Danois Nicolas Winding Refn avec Drive, un thriller dont le héros est un cascadeur, l’Écossaise Lynne Ramsay avec We Need to Talk about Kevin, où les relations tumultueuses entre une mère et son ado meurtrier spnt mises en scène, mais aussi l’Israélien Joseph Cedar avec Footnote, une «comédie intello», dixit Thierry Frémaux, sur une famille de chercheurs de père en fils. Sans parler des deux petits débutants, l’Autrichien Markus Schleinzer avec Michael, le portrait potentiellement polémique d’un violeur d’enfant, et l’auteure australienne Julia Leigh avec Sleeping Beauty, une belle au bois dormant érotique qui suscite déjà la controverse dans son pays.

Ces cinéastes inconnus du grand public rejoindront-ils au panthéon cannois les Scorsese, Tarantino, Kusturica et Soderbergh, «palmés» au tout début de leur carrière? La réponse appartient au jury, présidé cette année par Robert De Niro, vedette fracassante de la Palme d’Or 1976, un petit film qui s’appelait Taxi Driver…

Révélés à Cannes
Cannes a honoré ces cinéastes à leurs débuts :

  • Martin Scorsese : Il avait 34 ans lorsque le jury présidé par l’écrivain Tennessee Williams lui décerna la récompense suprême pour Taxi Driver.
  • Steven Soderbergh : Il avait 26 ans lorsque le jury présidé par Wim Wenders lui a décerné la Palme d’Or pour son premier film Sex, Lies and Videotape.
  • Quentin Tarantino : Après avoir présenté Reservoir Dogs à la Quinzaine des réalisateurs en 1992, il décroche la Palme d’Or deux ans plus tard pour Pulp Fiction. Depuis, il a présenté tous ses films ou presque sur la Croisette.

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