Tout sur moi: une finale jubilatoire
Un gros plan sur un œil qui s’ouvre, en pleine brousse. S’ensuit un
grognement terrifiant venant des buissons. Le tout, au son d’une musique
anxiogène qui laisse présager un suspense à tout casser. La séquence
n’est pas sans rappeler les débuts de Lost, à la différence que la
pupille qui se contracte devant l’objectif n’est pas celle de Matthew
Fox, mais bien celle de Macha Limonchik.
Intitulé Perdus, le 65e et dernier épisode de Tout sur moi, qui sera
présenté mercredi soir prochain à Radio-Canada, s’avère un hommage au
feuilleton culte de J.J. Abrams… et probablement le meilleur de la série
de Stéphane Bourguignon. Une finale à grand déploiement qui sera sans
contredit à la hauteur des attentes des fans de l’irrésistible comédie.
Tout en demeurant fidèle au ton décalé de la série, l’auteur y apporte
une touche supplémentaire – et on ne parle pas seulement des effets
spéciaux fort efficaces réalisés en post-production par Jean-François
Ferland. Relevée d’une pointe non négligeable de nostalgie (au moyen
d’un court montage des moments marquants de la série), ces dernières 30
minutes provoquent les rires… et les larmes, si on se fie à notre
réaction et à celle des acteurs quand est arrivé le générique. «C’est un
mélange de fierté et de tristesse», a déclaré Valérie Blais après la
projection, à laquelle assistait toute l’équipe de l’émission, dont le
réalisateur Stéphane Lapointe et la productrice Josée Vallée. «On a été
capables de faire un show où tout est permis. Et les gens nous ont
suivis dans nos folies comme si c’était normal», a observé Stéphane Bourguignon, qui travaille –
toujours avec Cirrus Communications – sur une série à l’opposé de Tout
sur moi : un drame dont l’action se déroule en milieu rural. «J’ai écrit
Tout sur moi avec ma tête, a-t-il indiqué. La prochaine va faire appel à une autre partie de moi : mon âme et mon cœur.»
Macha, Éric et Valérie disent avoir beaucoup appris sur leur métier sur
le plateau de Tout sur moi. En raison du concept de la série (un
mélange de personnages et de faits réels, retouchés, rabibochés et
pervertis au nom du divertissement), ils n’ont jamais ménagé les efforts
pour présenter un jeu nuancé qui ne tomberait jamais dans la
caricature. «On avait le souci d’être vrai, de jouer les choses le plus
sincèrement possible pour que ça soit crédible», a noté Valérie Blais.
Cette quête d’authenticité se reflétait même dans le cadre des entrevues
que le célèbre trio accordait à la presse. «Au début, quand on prenait
des photos, on nous demandait souvent de se coller les uns sur les
autres comme des chatons. Mais on refusait toujours parce qu’on n’est
pas comme ça dans la vie. On est très pudiques dans notre amitié», a
signalé Éric Bernier.
Tout sur moi – La finale
À Radio-Canada
Mercredi à 21 h 30