Après la révélation, le dévoilement d’Adib Alkhalidey
Nommé révélation de l’année au Gala Les Olivier ce printemps, il revient d’Europe et se concentre sur son premier one man show, qu’il présentera cet automne. Entre tous ses projets d’écriture, Adib Alkhalidey fait escale cette semaine au Zoofest.
S’il a grandi en s’enfilant une à la suite de l’autre mille et une vidéos d’humour, Adib a longtemps cru qu’envisager d’embrasser lui-même une carrière d’humoriste était une idée farfelue. «Je n’ai même jamais été voir un spectacle avant l’âge de 19 ans, sauf peut-être ceux dans le cadre de sorties scolaires», lance-t-il. Néanmoins, depuis quatre ans, l’art, pour lui, est bien plus que de simples cassettes qu’il visionne l’une après l’autre. L’art fait désormais partie de sa vie.
S’il est assez fréquent que des humoristes fassent le saut au grand écran, pour le jeune humoriste Adib Alkhalidey, c’est un peu l’inverse qui s’est produit. Pendant ses trois ans de cégep en cinéma, il réalise qu’il ne peut se détacher de sa passion pour l’humour. Tous les scénarios qu’il écrit s’y rattachent. La découverte du cinéma lui aura permis de concrétiser, par la voie de l’écriture, sa passion pour l’humour, même si ces deux formes d’arts ont toujours été présentes en simultané dans sa vie, spécifie-t-il. «Quand j’étais petit, je ne faisais que ça, écouter des humoristes, mais mon père n’aimait pas ça, et ça ne m’a pas encouragé à aller là-dedans. Mes parents n’ont pas été contents quand j’ai choisi le cinéma, mais mon père s’est dit que si je réussissais là-dedans, il serait vraiment fier. C’est un peu la forme d’art qui dérangeait le moins mes parents», laisse-t-il tomber.
Depuis, les choses se sont bousculées, et déjà son premier spectacle solo verra le jour cet automne. «Ça s’intitule Je t’aime, parce que c’est gentil et maladroit à la fois, et je pense que ça me représente bien», lance-t-il spontanément. Même s’il est encore novice, son style à lui, c’est le stand up qu’on pourrait dire «pur», explique-t-il sans prétention. Seul sur scène avec pour seuls acolytes un micro et un tabouret, il incarne différents personnages et n’y va pas selon la formule «une ligne, un punch». Ce qui le fait rire lui-même? La sincérité, répond-il sans hésiter. «En humour, c’est très facile de tomber dans la recette, et tu peux faire carrière avec ça, mais dans mon propre cas, pour que j’accorde mon attention à quelqu’un, il doit me raconter quelque chose avec sincérité, peu importe qu’il soit question de chatons ou de politique.»
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Au public du Zoofest, Adib ne réserve pas qu’un pâle aperçu de son one man show en préparation, assure-t-il. «Ça ne s’adresse pas au même public, nuance l’humoriste. Mon spectacle sera grand public, alors que le Zoofest mise plus sur l’audace et l’edginess.»
Exploration multiple
Depuis qu’il a rencontré l’écriture, Adib l’expérimente sous toutes ses formes.
Ayant obtenu en 2010 son diplôme de l’École nationale de l’humour, il signe la même année des textes pour Eddy King et Neev. Ses contrats en tant qu’auteur se multiplient. Ainsi, il collabore à l’écriture du one man show Tout va bien, de Maxim Martin. Par-delà l’écriture, le jeune humoriste fait aussi plusieurs apparitions à la télévision, notamment comme chroniqueur à Un gars le soir. Par ailleurs, Adib Alkhalidey a rédigé cette année deux webséries, dont Avec des guns, sur Lib.tv. Le jeune auteur ne cache pas que dans l’avenir, il aimerait se consacrer davantage au cinéma. Pour ce qui est d’être acteur, l’idée semble sans contredit l’allumer.
Adib Alkhalidey
Agora Hydro-Québec de l’UQAM
De mardi à jeudi à 20 h 30