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Julia Louis-Dreyfus, de retour au grand écran

Photo: 20th century fox

La star de Veep, Julia Louis-Dreyfus, fait un retour au cinéma avec Enough Said, dans lequel James Gandolfini a offert sa dernière performance.

Dur à croire, mais la vedette du film Enough Said, Julia Louis-Dreyfus, n’a pas été vue au cinéma depuis 16 ans. Le dernier rôle que la tête d’affiche de la série télévisée Veep a tenu au grand écran était celui qu’elle a joué dans Deconstructing Harry, sous la houlette de Woody Allen – si on exclut des voix dans A Bug’s Life en 1998 et dans Planes cette année. Mais elle le jure, elle n’a rien contre les films. C’est juste que la télévision l’a tellement bien faite vivre jusqu’ici.

«Jouer dans plusieurs séries prend beaucoup de mon temps, explique-t-elle. J’ai réussi, toute ma carrière – jusqu’à maintenant – à travailler à la maison, à Los Angeles. Et j’ai deux enfants, tous deux nés pendant que je tournais Seinfeld, alors quand je faisais toutes ces séries et que je travaillais huit ou neuf mois par année, je tenais à être à la maison pendant ces périodes de pause. C’était insoutenable pour moi de penser à partir loin pour travailler sur un autre projet.»

Mais grâce à la télé câblée – Louis-Dreyfus revient pour une troisième saison dans la peau de son rôle dans Veep, qui lui a valu un Emmy dimanche dernier – elle a trouvé le moyen d’avoir un horaire beaucoup plus raisonnable. «Avec Veep, je tourne 10 épisodes par année et ça m’a ouvert des portes, dit-elle. Et puis il y a eu ce film, tourné à Los Angeles, c’était merveilleux.»

Enough Said lui a permis de collaborer avec la scénariste et réalisatrice Nicole Holofcener, cinéaste connue pour ses personnages féminins complexes et engageants. Eve (Louis-Dreyfus), une massothérapeute et mère célibataire qui devient amie sans le savoir avec l’ex-femme de son  nouvel amant, ne fait pas exception. «Ça m’a vraiment parlé, dit l’actrice. Pas que j’aie déjà fait quelque chose d’aussi fourbe qu’elle dans ma vie, mais je comprends pourquoi elle le fait. Ça m’intrigue, quelqu’un qui est si bien intentionné et qui fait quelque chose d’aussi terrible.»

Ce contexte se prête bien au genre d’humour grinçant dont la comédienne se délecte. «C’était douloureux à tourner… j’adore ce genre de scène, dit-elle. J’aime les moments de divertissement malaisants, un peu honteux, qui font grimacer. Je m’y sens parfaitement chez moi.»

En mémoire de Gandolfini
Enough Said demeurera la dernière apparition cinématographique de James Gandolfini, décédé d’une crise cardiaque durant un voyage en Italie au mois de juin. Sa covedette Julia Louis-Dreyfus insiste sur le fait qu’une comédie romantique rend tout à fait justice à l’homme et à l’acteur.

«Premièrement, c’est un comédien extraordinaire, dit-elle. Et puis, James était un gentil géant. Ce rôle d’Albert qu’il joue, un homme gentil, attentionné, sérieux et effacé est très, très proche de sa vraie nature – beaucoup plus que Tony Soprano. Ce n’était pas un mafioso, James Gandolfini. C’était une adorable personne.»

Quand Louis-Dreyfus a appris le décès de Gandolfini, elle a accueilli la nouvelle avec incrédulité. «J’ai cru à une blague – enfin, pas à une blague, ça aurait été de très mauvais goût, se corrige-t-elle. Mais j’ai pensé que ce n’était pas vrai. Je n’ai pas voulu y croire.»

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Enough Said
En salle dès vendredi

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