Cette semaine, on craque pour: Gravity, Get Happy de Pink Martini, House of Lies…
Cette semaine, on craque pour… House of Lies, Gravity (en 3D et en IMAX), Hidden Seam de Lisa Knapp, le mois d’octobre, Get Happy de Pink Martini, le «nouvel» album de Whitehorse et Parkland.
1. House of Lies
Si vous n’avez pas encore vu la série télévisée américaine House of Lies, disponible en DVD depuis le début de l’année, profitez du week-end pluvieux qui s’annonce pour la regarder! Un réel coup de cœur pour les acteurs, le format qui rappelle un peu House of Cards par la réalisation et le scénario… bref, une œuvre qui accroche. Don Cheadle y incarne à merveille le personnage principal, Marty Kaan, un consultant qui ne manque pas d’imagination pour convaincre les plus grandes multinationales qu’elles ont besoin de ses conseils. Il sillonne les États-Unis avec son équipe d’experts, dont Kristen Bell, qui offre une performance remarquable. Dans House of Lies, il y a beaucoup (beaucoup!) de sexe, de frime, de mensonges, mais aussi une étonnante finesse pour montrer l’équilibre parfois difficile entre carrière et vie privée. (Daphnée Hacker-B.)
2. Gravity (en 3D et en IMAX)
Si vous n’avez qu’un film à voir en format IMAX 3D cette année, c’est celui-là. Gravity, le nouveau film d’Alfonso Cuaron présentement en salle, sorte de huis clos… dans l’espace, rien de moins. Parce que l’effet est absolument spectaculaire. Il est très difficile de croire que les astronautes perdus dans l’espace – joués par une Sandra Bullock très efficace et un George Clooney toujours aussi plein de charme – n’étaient pas vraiment en orbite autour de la Terre pour le tournage tant le réalisme des «décors» est saisissant et la 3D, utilisée à bon escient. Et à ceux qui, comme nous, se demanderaient si leur intérêt se maintiendra pendant une heure et demie : que oui, la tension demeure très, très présente. (Jessica Émond-Ferrat)
3. Hidden Seam de Lisa Knapp
Deuxième album, présentement en magasin, de cette musicienne et chanteuse britannique. Et quel deuxième album! On dirait Björk qui ferait un virage folk. La musique de Lisa Knapp est tordue mais expressive; on se surprend à s’attarder et se laisser prendre au jeu. Il faut dire qu’il y a toujours une ligne mélodique dans les arrangements quand la voix se fait étrange… et vice versa. La voix de la chanteuse est souvent toute douce, haut perchée mais agile, et chante en duo avec quelques invités. La majorité des instruments sont acoustiques (harpe, cordes, guitare, trompette, piano, percussions), mais des sons électros pointent parfois, par surprise. Un disque à écouter absolument. (Eric Aussant)
4. Le mois d’octobre
L’automne, et le mois d’octobre plus particulièrement, est un moment magique. Pas pour les produits saisonniers – quoiqu’une bière à la citrouille est toujours appréciée –, ni pour le changement de couleurs des feuilles, et surtout pas pour les 20 000 photos de profil différentes de vos amis Facebook dans divers scénarios automnaux – wow, un nouveau design sur une tarte aux pommes, je crois rêver! Non, octobre est simplement un des seuls moments dans l’année où, en changeant de chaîne, on peut tomber par hasard sur Friday the 13th Part VII – oui, oui, celui où une jeune fille avec des pouvoirs de télékinésie combat Jason –, The Wicker Man, The Shining, Nightmare on Elm Street (photo), etc. Bref, un genre de Ciné-Cadeau pour amateurs d’horreur. (Mathieu Horth Gagné)
5. Get Happy de Pink Martini
Get Happy («Devenez heureux»), nous ordonne le titre du dernier disque de la formation américaine Pink Martini, présentement en magasin. Et on ne peut pas vraiment faire autrement avec des titres – en français, en anglais, en roumain, en japonais… – comme la joyeusement rythmée Zundoko; la cocasse Je ne t’aime plus, portée par la voix chaude de la chanteuse China Forbes en duo avec nul autre que Katerine; la version langoureuse de Sway… Sans oublier l’apparition spéciale de Rufus Wainwright, qui reprend Kitty Come Home, de sa tante Anna McGarrigle, et qui chante aussi en duo avec Forbes sur la romantico-rétro Get Happy/Happy Days – à la finale digne d’une comédie musicale, qui fera sourire à coup sûr. Comme toujours, on a beaucoup de plaisir dans l’univers rosé de Pink Martini. (Jessica Émond-Ferrat)
6. Le «nouvel» album de Whitehorse
The Fate of the World Depends on this Kiss, du duo ontarien Whitehorse, paraît au Québec un an après sa sortie dans le ROC. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ce disque de country-rock-folk drôlement bien foutu, puisqu’il a été nommé pour le dernier Prix Polaris. On sait, ledit prix est finalement allé à la mythique formation Godspeed You Black Emperor!, qui, toujours engagée, n’a pas manqué de s’insurger contre la tenue d’un gala en temps d’austérité. Cela dit, pour ceux qui n’ont pas encore entendu l’album de Whitehorse, voilà votre chance de faire connaissance avec les harmonies d’une douceur toute poétique du groupe (Mismatched Eyes), avec la guitare qui se déchaîne juste ce qu’il faut (Out Like a Lion), avec les refrains qui se glissent subtilement dans la tête pour y tourner et tourner encore (Devil’s Got a Gun). Épouse et époux, Melissa McClelland et Luke Doucet combinent leurs voix et leurs instruments pour un résultat tout en finesse. On aime. (Natalia Wysocka)
7. Parkland
Alors que le 22 novembre marquera les 50 ans de la mort de John Fitzgerald Kennedy, Parkland, produit par Tom Hanks, offre une photographie efficace d’un moment d’Histoire. Le film mêle les destins de personnes dont la vie a basculé : le personnel médical de l’hôpital Parkland de Dallas à qui on demande de sauver JFK, le citoyen dont les images sanglantes captées par sa caméra super 8 intéressent rapidement les services secrets, ou encore le frère et la mère du suspect Lee Harvey Oswald. Tourné d’une manière très rythmée, caméra à l’épaule, Parkland est un film d’émotions qui propose un autre angle sur une tragédie tant de fois revisitée. (Baptiste Barbe)
On se désole pour…
Le report des spectacles à Montréal de Justin Timberlake
S’il y a dans votre entourage des gens qui s’étaient procuré, il y a déjà belle lurette, des billets pour le spectacle de Justin Timberlake, qui devait s’arrêter à Montréal le soir de l’Halloween et celui de la Toussaint, vous avez sans doute pu voir la très, très, très grande déception sur leur visage quand, à moins de trois semaines de son passage au Centre Bell, il a été annoncé que le chanteur viendrait plutôt à la fin du mois de juillet, parce que le spectacle n’était pas prêt. Quoiiii? En plein été, alors que la grande majorité des gens sera partie en vacances? Pas très sympa pour ceux qui attendaient avec impatience de te voir, Justin. Il est mieux d’être réglé au quart de tour, ce spectacle, pour qu’on pardonne ce vilain manque de préparation. (Jessica Émond-Ferrat)